[Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

C'est ici que vous pouvez délier votre plume et raconter vos histoires.

Modérateur : Modérateurs section Pokémon et Vous

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

[Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

Message par julienzen » lun. 19 déc. 2016, 00:53

Bonjour ou bonsoir je me nome Julienzen et je vous souhaite la bienvenue sur le topic dédier a l’histoire Destinée imparfaite.

Sur se topic vous trouverez toute l'histoire Destinée imparfaite ainsi que ses chapitres spéciaux et diverse information concernant celle-ci. Vous pourrez aussi trouver des dessins, photos montages, vidéo, musiques et autres création en rapporte avec l'histoire qui auront été crée par moi même ou des fans.

Je tien aussi a préciser que vous trouverez surement des références a des membres du forum ou des connaissances a moi même, mais bien entendus j'ai eu leur autorisation pour les faites apparaître, par ailleurs si vous le souhaiter vous pouvez aussi être ajouter a cette histoire mais sachez qu'une fois votre personnage crée il est impossible de revenir en arrière et je me permet d'avoir tout les droits sur celui-ci pour plus d'information merci de me contacter en message privée.

Autre information avant de vous laissez continuer, n’hésiter pas a commenter que se soit conseille, critique ou félicitation, cela m'aidera surement au fils du temps. Aussi merci de respecter les lecteurs et moi même ainsi que les personnes qui on contribué au écritures, montage, fan art et autre et sur ce je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que vous apprécierez ^^.


Ci vous avez la moindre question merci de me contacter en message privée, nous déconseillions aussi cette histoire au mineur ou personne sensible, vous voila prévenue.

Image








Histoire principale

Chapitre 1 : Un évènement surprenant. Chapitre 2 : les Pokéumains. (partie 1) Chapitre 2 : les Pokéumains. (partie 2) Chapitre 3 : La fuite. Chapitre 4 : Opération Saoirse. (partie 1)
Chapitre Spin-off
Dernière édition par julienzen le ven. 27 avr. 2018, 01:41, édité 17 fois.
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

Re: Page d'accueille de l'histoire: Destinée imparfaite.

Message par julienzen » lun. 19 déc. 2016, 01:03

Chapitre 1 : Un évènement surprenant.
Chapitre 1 : Un évènement surprenant.

Bonjour cher lecteur, je m’appelle Julien et dans ce récit, je vais vous raconter un événement qui a chamboulé ma vie. Mais plutôt qu’un long discours, voici mon histoire...

Pour commencer, rebonjour. Parlons un peu de moi avant tout, vous voulez bien ? À cette époque où je vivais ignorant et simplement, j’étais un adolescent de 17 ans. J'avais les cheveux blonds, les yeux verts et une assez grande taille. J'habitais dans le sud de la France. J’étais quelqu’un d'assez solitaire et d’extrêmement agressif, je n’avais jamais vraiment été très sociable sauf avec les personnes avec qui je m’entendais bien ou que j’aimais plus que tout et dont j’étais près à aller jusqu’en enfer pour eux, c’est a dire personne. J’étais souvent respecté pour mes bons conseils et ma sagesse, même si celle-ci était camouflée par mon grand manque de respect envers les personnes qui n’ont pas gagné le mien, sans parler des règles et systèmes hiérarchiques que je détestais plus encore : je n’étais pas du genre à me laisser dicter, et tout ceux qui me défiaient subissaient mon courroux. Arceus sait qu’ils le regrettaient amèrement avec moi, car il fallait vraiment m’avoir cherché pour m’énerver à ce point-là. Néanmoins, je pouvais être un très bon allié ou votre pire cauchemar, tout dépendait de la personne concernée.
L’un de mes gros avantages était qu’en plus d’aimer me renseigner et assouvir ma soif de connaissances, j’avais de très bons réflexes ainsi qu’une capacité incroyable à pouvoir m’adapter à toutes sortes de situations périlleuses et m’en sortir sans trop de dégâts. Je n’hésitais pas à dire clairement ce que je pense même si cela ne faisait pas plaisir à entendre et par-dessus tout je détestais perdre mon temps, comme il m’arrivait de dire : « Le temps est un bien précieux qui nous manque tous cruellement ».

Avec moi c’était : « Ça passe ou ça casse » mais quoi qu’il arrive j’étais et serais à tout jamais le Métal! Je suis une lame, alors je tranche ! Sinon, je n’ai plus que pour issue l'utopie ou la folie, telle était la façon dont j’avais été forgé.

Suite à des événements passés douloureux, j’étais souvent sur mes gardes. Je préférais jalousement me faire discret et rester de mon coté plutôt que d’aller voir les autres. Bien entendu, j’étais aussi un grand fainéant, ce qui ne m’empêchait pas de faire malgré tout ce que je voulais.

J’eus malheureusement beaucoup de problèmes dans ma jeunesse. Pour commencer, une très mauvaise mémoire, et une dyslexie assez importante qui me causa de grands problèmes, sans oublier mon physique, avec une magnifique scoliose qui m’empêchait de pratiquer la plupart des activités sportives trop importantes. Bien entendu, elle était insoignable, mère nature m’avait bien fait ce jour-là. Inutile de préciser que le temps commençait à devenir long à cette période, et surtout en découvrant l’époque misérable dans laquelle j’allais devoir vivre, je perdais toute motivation et envie de vivre ou de faire quoi que ce soit…

En plus de ça, ces temps-ci j’étais en pleine déprime à cause de tous mes autres problèmes, mais un rêve qui jusque-là était irréalisable allait bientôt se réaliser et me donner une grosse dose d’adrénaline. Quel était ce rêve, vous demandez-vous ? Et bien, lisez et vous le verrez bien.

??? : Mais ce n’est pas possible, mais ce n’est pas possible ! Cria mon frère devant son ordinateur.

Julien : Maxime, moins fort!

Ha… Mon frère, il s’appelle Maxime et il a quatorze ans. C’est quelqu'un qui aime bien avoir toujours raison et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense par rapport à moi, mais il s'en sort mieux que moi coté niveau scolaire, car de mon côté je suis à la limite de la moyenne. C’est un peu une «Grande gueule mais petits bras ». Quand à mes parents, je n’ai pas trop d’affinités avec eux, donc je n’ai pas grand-chose à dire sur eux, si ce n'est qu'ils ont le don de m’appeler toujours au mauvais moment et qu’ils sont très fatigants car ils donnent l’impression de m’appeler toutes les cinq minutes.

… Après une journée comme les autres, j'étais allé me coucher. Pour une fois, je m'étais senti fatigué et je ne m’étais pas fait prier pour m’écrouler sur mon lit en manquant de peu de casser une latte. Généralement, je vivais la nuit et dormais le jour, mais cette soirée-là, j’étais étrangement fatigué. Généralement, quand je rentrais de mon lycée, vu que j’étais en internat, je passais beaucoup de temps avec mes amis à discuter et rire jusqu'à ce que la fatigue nous rattrape et que nous allions nous coucher un par un à des heures pas possibles, c’était une sorte de routine. Mais ce jour-là, je m’en souviendrai toute ma vie. La première chose que je sentis à mon réveil fut vraiment taré… Etrange, une fourrure me caressait les yeux. A peine les ouvris-je que je découvris avec stupeur que mes doigts avaient fusionné et qu’il ne m'en restait que trois à chaque main. Une fourrure noire était apparue sur toutes les surfaces de celle-ci et deux grosses pointes étaient apparues au dos. J’avais du mal à contenir ma joie tellement j'étais heureux d’exister mais celle-ci fut vite partie. Une peur soudaine me traversa et une question en particulier m’inquiétait au plus haut point, comment allais-je faire avec mes parents et tout le reste ? Je me demandais quelle serait leur réaction en voyant ce qui restait de mes mains.

Je commençais à réfléchir à une explication quand quelqu’un sonna à la porte. Je descendis et en ouvrant la porte, je fus étonné de voir un vendeur de pizza mais je sentis directement que cela n’était pas normal :

Julien : Heu... Bonjour, comment êtes-vous entré ? Vous êtes dans une gendarmerie si vous n’avez pas remarqué.

L’homme regarda mes mains… Hum… Pardon, pattes, pendant quelques minutes et tourna son regard vers moi avec un air glacial.

Julien : Oh, ça ! C’est juste des gants... Pour un concours de...

L’homme m'interrompit et répondit tout en me fixant du regard.

??? : Vous êtes l’un d’entre eux.

Il ouvrit la boîte à pizza et essaya de m’asphyxier avec un gaz violet. Par chance, vu que je faisais du self-défense, un sport de combat que je pratiquais à cette époque, j’eus juste le temps de contre-attaquer et de le mettre à terre en le propulsent au sol tel un vieux tapis.

Sans attendre, je sortis mais ce qui m’attendait dehors me glaça le sang. Une dizaine d’hommes en tenues noires qui ressemblaient à celles des forces spéciales m’attendaient. Mais ce qui me fit le plus peur, c’était leurs armes qui étaient braquées sur moi. J'eus à peine le temps de bouger qu’ils me tirèrent dessus. Une sensation douloureuse traversa tout mon dos, ainsi que mon bras droit et l’arrière de mon crâne et je m’effondrai au sol, sentant peu à peu ma conscience s’éteindre.

Lorsque je revins à moi, plusieurs minutes s’étaient déjà écoulées. Combien exactement ? Je n’en avais pas la moindre idée, à vrai dire il me fallut un moment avant de comprendre que j’étais dans un camion. Je ne saurais dire de quel type de camion il s'agissait. J'avais été enchaîné et j’arrivais à peine à bouger mes bras, tout mon corps me faisait mal à cause des chaînes qui m'obligeaient à rester immobile. Être prisonnier à la merci d’inconnus était une sensation horrible. Il ne me fallut pas longtemps pour me rendre compte qu’on m'avait kidnappé et que je n’avais aucun échappatoire.

Après de longues minutes de débat incessant pour me libérer, je réussis à mettre tant bien que mal une de mes pointes dans le verrou. J'avais toujours été très bon pour crocheter les serrures, afin de prendre des gâteaux notamment. Je me rappelle qu'avant, je mangeais comme quatre, et donc ma mère fermait le cagibi à clé, enfin… Quand il restait quelque chose dedans. Je n'eus aucun mal à déverrouiller la serrure et à me libérer. Il y avait un petit peu de lumière qui venais du bas de la porte du véhicule. Vu l’intensité de l’éclairage qui sortait de celle-ci, j’en déduisis qu’il devait faire nuit. J'ai essayé d’ouvrir la porte mais elle avait été bien entendue verrouillée. Après quelques minutes de réflexion à envisager les possibilités qui s’offraient à moi, j’en déduisis qu’essayer d’enfoncer la porte et m’enfuir était la meilleure solution pour l’instant, mais au moment où j’allais la percuter, j’entendis quelqu'un crier « Close Combat ! », suivi d’une grosse explosion qui avait l’air de venir de l’avant du véhicule. Je fus littéralement projeté contre la porte qui s’ouvrit sous le choc. Avec la force de l’arrêt, je fus propulsé dehors. Malheureusement, il a fallu que j’atterrisse sur la seule branche qui était sur le chemin, et un morceau de la branche se planta dans mon bassin. Je ressentis une douleur horrible, impossible à décrire. Je me relevai et constatai que je m’étais aussi cogné la tête contre une pierre, ce qui m’avait fait saigner, mais rien d’insurmontable.

Sans attendre, je m’enfuis dans la forêt. Je ne savais pas où j'allais mais je courrais, je courrais comme si la mort me poursuivait. Au bout d’un moment, j’entendis quelqu'un qui me suivait et je redoublai d’efforts malgré le fait que j’étais pieds nus et que les morceaux de branches et de pierres mélangés à la neige me lacéraient ceux-ci. Au bout de quelques minutes, j’arrivai à une clairière, trempé, le corps à moitié ensanglanté, sans parler du stress qui se faisait sentir et l’épuisement qui n’était pas arrangé par la pluie battante. J’avançai d’un petit pas tout en essayant de ne pas grimacer à chaque fois que je faisais un pas.

Julien : Aïe... Aïe... Aïe... Putain j’en peux plus ! Mais merde ! Pourquoi moi ? Et où je suis bordel ! Et pourquoi on me kidnappe?

A vrai dire, je connaissais déjà la réponse. Alors que je continuais à marcher, la douleur me traversant le corps à chaque pas, ce qui devait arriver arriva. À cause de la douleur et de la fatigue qui se faisait de plus en plus sentir, je m’effondrai dans l’épaisse neige qui se présentait à perte de vue. Il me fallut une sacrée détermination pour me relever. Les rebords de ma vision étaient floutés et seule la Lune m’éclairait dans ce néant. Je réussis à me relever doucement et tout en laissant mes membres sans force pendouiller le long de mon corps, je vis, ébahi, un Simiabraz debout juste devant moi à une cinquantaine de centimètres. Il me regardait avec un air nostalgique, comme si il se remémorait des vieux souvenirs.

Simiabraz : Hé bien, tu es rapide. J'ai vraiment eu du mal à te rattraper. J’ai bien cru pendant quelques minutes que je t’avais perdu. Mais je parle… Tu vas bien? Tu as l’air d’en avoir sacrément bavé.

Le Simiabraz allait m’attraper l’épaule pour m’aider à me relever, mais sous l’effet du stress et de l’adrénaline, je l’attrapai et d’une violente prise que j’avais inventé il y a longtemps, je le projetai en arrière avant de me mettre en position de combat.

Julien : Ne m’approchez pas ! Qui êtes-vous et que me voulez-vous ? Dis-je tout en mettant une patte sur ma blessure au bassin qui me faisait de plus en plus grincer des dents.

Le Simiabraz, ne s’attendant pas à une telle réaction, fut littéralement pris au dépourvu et recula un peu en arrière, toujours déstabilisé par ma réaction. Il ne présenta aucune forme de rancune ou d’agressivité et se contenta juste de se rapprocher mais en gardant cette fois-ci une distance raisonnable et répondit calmement avec un ton plus grave.

Simiabraz : Du calme, je suis là pour t’aider.

Julien : Mais bien sûr, tu diras ça aux hommes qui m'ont kidnappé... Tu me prends pour un con ou quoi ? Répondis-je agressivement tout en commençant à reculer pour préparer une éventuelle fuite.

Simiabraz : Écoute, je ne suis pas avec eux. Laisse-moi t’aider. Tu as peur, tu es perdu, tu as froid et tu es blessé.

Julien : Explique-moi avant ce que c’est que tout ce bord…

Je n’eus malheureusement pas le temps de terminer ma phrase. Je le sentais déjà depuis un moment que mes dernières forces étaient en train de m’abandonner. Mais dans ma jeunesse, j’ai vécu beaucoup d’épreuves difficiles, ce qui me permit d’apprendre une règle importante dans la vie, ne jamais laisser voir aux autres que vous avez été blessé que se soit physiquement ou émotionnellement. Un certain temps s’écoula après mon évanouissement. Combien ? Je n’en avais pas la moindre idée mais lorsque je me réveillais, je vis la lune et les étoiles et je compris que cela n’avais pas duré longtemps, elles éclairaient les alentours, ce qui me permettait de percevoir la forêt qui m’entourait.

Simiabraz : Ha, tu t'es enfin réveillé. Ça tombe bien, on est presque arrivés à la base.

Sans attendre, je me redressai et malgré le fait que la chaleur émanant des flammes venant de son crâne était très agréable, je me remis debout, les pieds à vif sur le sol enneigé, et repris une position défensive tout en regardant autour de moi. J’eus une sorte de grand vertige ainsi qu’un léger malaise, il m’était impossible de reconnaître l’endroit et encore moins d’où je venais.

Julien : Attendez, où est-ce qu'on est et de quelle base tu parles ? Et puis, pourquoi j’ai des pattes de Lucario et…

Simiabraz : Du calme. On t’expliquera tout une fois arrivée à la base des Pokéumains de la région de PACA.

Julien : Pokéumains ? Laisse-moi deviner, des humains transformés en Pokémon ?

Simiabraz : En effet, avant d’être un Simiabraz, j’étais aussi un humain comme tous les Pokémon là-bas, mais nous devons rentrer. Nous terminerons cette discussion plus tard. A moins que tu ne préfères rester ici.

Je n’avais malheureusement pas le choix, mes blessures s’étaient infectées et rien qu’en voyant les poches de pus, je savais très bien qu’il me fallait des soins et un endroit où me reposer au plus vite, même si je n’avais toujours pas confiance en lui. Il ne m’avait rien fait de mal, donc je n’avais aucune raison de le considérer comme un ennemi.
Dernière édition par julienzen le mer. 16 août 2017, 17:34, édité 2 fois.
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

Re: [Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

Message par julienzen » ven. 13 janv. 2017, 23:53

Chapitre 2 : les Pokéumains. (partie 1)
Chapitre 2 : les Pokéumains. (Partie 1)

La longue marche qui suivit notre discussion fut très silencieuse, seuls les bruits des animaux et le vent qui secouait les arbres brisaient ce silence interminable. Au bout d’un moment, le Simiabraz s’arrêta et se tourna vers un rocher en prenant une grande bouchée d’air.

Simiabraz : Nous sommes arrivés. Laisse-moi le temps d’ouvrir l'entrée.

Le Soleil commençait à se lever et malgré le peu d’espoir qu’il me restait pour avoir une idée approximative de ma position, je ne vis que des arbres enneigés à perte de vue. Tout d’un coup, un frottement se fit entendre et une plaque de terre enneigée s’enfonça dans le sol, ce qui forma une rampe.

Simiabraz : Viens. Ne restons pas dehors, je n’ai pas envie que tu tombes malade, tu es déjà en assez mauvais état .

Julien : Je le sais bien, j’espère que vous avez des médicaments et du matériel médical, sinon je ne vais pas tenir longtemps.

Simiabraz : Ne t’inquiète pas pour ça, notre base est la base principale de production d’équipement et d’objets divers et variés, Pokéumains et humains en Europe, nous avons plus que le nécessaire, en fait c’est la seul de toute la région PACA, donc il est normal que nous ayons le plus d’effectif.

Sans attendre, il s’enfonça dans le tunnel et me fit signe de le suivre. En pénétrant dans celui-ci, je fus surpris de découvrir qu’il était éclairé par des magnifiques cristaux bleus azur. Le tunnel avait l’air de descendre très bas mais lorsque le Simiabraz tapa un code sur une borne, la rampe se releva aussitôt et nous nous retrouvâmes enfermés. Je n’appréciai guère cette position.
Mon physique déjà mal en point m’empêchait de pouvoir combattre et si, en plus, on me privait de mon seul échappatoire, je me retrouvais à sa merci.

Voyant le Simiabraz s’enfoncer dans la galerie, je le suivis tout en ne pouvant m’empêcher d’admirer ces cristaux. Une marche de quelques minutes suivit où à force de descendre, j’arrivais à distinguer de mieux en mieux des rires et des cris venant du fond du tunnel. Le Simiabraz, en chemin, me jeta un ou deux coups d’œil pour vérifier que je le suivais toujours, et une fois arrivés en bas, il traversa le halo de lumière qui encadrait la porte pour laisser place à une gigantesque étendue d’eau. Inutile de préciser que j’étais littéralement ébahi en voyant ce qui était apparu. La pièce était constituée d’une rivière qui faisait le tour d'une île rejointe par un pont à chaque extrémité qui menait à une double porte. L’eau tombait du plafond pour se déverser dans un lac où des Pokémon aquatiques, aériens et terrestres se baignaient.

En me voyant arriver, tous les Pokéumains restèrent figés en me regardant avec de gros yeux surpris. C’était plus que probable à cause de mon état physique déplorable. J’éprouvais un certain malaise en voyant tous les regards tournés vers moi, c’était quelque chose dont j’avais horreur, être le centre d’intérêt ne m’inspirait guère, même si il m’arrivait d’y éprouver un certain plaisir.

Simiabraz : C’est bon, vous voulez une photo ? Vous n’avez jamais vu un futur Pokéumain?

Tous les Pokéumains continuèrent de me fixer pendant quelques minutes, puis ils reprirent petit à petit leurs activités, même si j’entendais parfaitement leurs chuchotements entre ceux qui se questionnaient.

Julien : Merci, ce n’est pas vraiment mon genre de me défiler.

Simiabraz : De rien. J'ai vu que cela te rendait mal a l'aise.

Même si je ne connaissais qu’à peine ce Simiabraz, je commençais déjà à l’apprécier. Il avait été le seul à ne pas avoir voulu de mauvaise intention à mon égard depuis que je m’étais transformé. Néanmoins, je restais prudent à une quelconque fourberie venant de sa part ou de celle de quelqu’un d’autre. J’avais trop bien appris qu’il ne fallait jamais faire confiance à qui que ce soit. Une fois l’île et les deux ponts qui y était reliés traversés, j’arrivai à une double porte en cristal bleu cyan. En ouvrant celle-ci, elle laissa place à une gigantesque allée composée d’un nombre incalculable de Pokéumains qui allaient de droite à gauche. Je pouvais apercevoir des milliers de sortes de stands, magasins de tous types qui avaient l’air de vendre du simple ustensile à toutes sortes d’objets très rares comme de l’or ou différentes pierres précieuses. Je fus surpris de voir qu’ils vendaient aussi des armes à feu ainsi que d’autres objets qui m’étaient inconnus, néanmoins ces objets portaient un petit badge à côté plus ou moins différents, j’en déduisis que seules certaines personnes pouvaient se procurer ce genre d’objet. Une autre chose étonnante était qu’il y avaient beaucoup, beaucoup, Beaucoup de passages aquatiques ! Des fontaines, des cours d’eau et même des cascades, on ne voyait presque pas de passage terrestre. Mais à vrai dire, j’essayais surtout d’avancer des théories pour éviter de penser à tous ces regards qui se tournaient vers moi avec ces visages surpris et inquiets, voire légèrement dégoûtés pour une raison qui m’était inconnue.

Simiabraz : Impressionnant, hein ?

Julien : Ça reste esthétique mais je dois l’avouer, je n’ai jamais rien vue de tel.

Simiabraz : Suis-moi, avant que tu ne deviennes la nouvelle mascotte.

Sans protester, je le suivis, et malgré que peu à peu, tous les regards se tournaient vers moi et que les chuchotements se faisaient de plus en plus entendre, je n’y prêtai pas plus grande attention tellement je n’en pouvais plus, la douleur était si puissante qu’au bout d’un moment, je m’effondrai au sol avant de lâcher un gémissement de douleur. Ma blessure saignait tellement que ma patte n’y changeait plus grand-chose. Une mare de sang commença à se former et le temps que le Simiabraz arrive, je m’évanouis en lâchant un dernier gémissement de douleur pendant que ma conscience s’éteignait.

La suite de mes souvenirs fut assez floue, lorsque je me réveillai la première fois, j’étais sur un brancard et je voyais une infirmière Nanméouïe donner des ordres tout en me déplaçant à vive allure, la seconde fois que je me réveillai, j’avais un masque et la même infirmière retira d’un coup sec la branche avant de mettre ses pattes sur ma blessure. Je lâchai un cri de douleur tout en me redressant pour essayer de me plier sur moi-même, mais la douleur était trop forte et je m’effondrai aussitôt, terrassé par la fatigue pendant qu’une machine qui émettait un bip plus ou moins régulier s’emballait.

Je n’ai jamais su exactement combien de temps j’étais resté inconscient, mais d’après les infirmières, je m’étais étonnement vite remis de tout ça, je suis resté à peine un jour inconscient et en fin de soirée, je me réveillai enfin, à moitié drogué par les anesthésiants.

Alors que mes yeux s’ouvraient peu à peu, ils s’ouvrirent d’un coup lorsque je repris plus au moins conscience de mes derniers souvenirs. Il y eut en moi une sorte d’avalanche de souvenirs, et tout en commencent à me remémorer ces derniers je me redressai d’un coup, ce qui provoqua un éclair de douleur en moi. Ma respiration se coupa aussitôt et je m’effondrai dans le lit tout en essayant de me repérer, totalement affolé et perdu.
La pièce dans laquelle j’avais été placé était très étrange, il y avait des murs en cristal blanc et lisse magnifique, cela me faisait un peu penser à ceux des hôpitaux, à l’exception qu’il n’y avait pas de fenêtre. Il y avait aussi deux, trois machines reliées à moi, j’en déduisis qu’elles indiquaient mon état de santé actuel.

Julien : Ho putain, ma tête… Où... Où suis-je ?

Simiabraz : A l’infirmerie de la base. Bien dormi ?

Même si je n’avais entendu que la moitié de cette phrase, je n’eus aucun mal à comprendre, et tout en essayant de me redresser, je lui répondis, encore à moitié endormi.

Julien : J’ai vu mieux, mais au moins j’aurai rattrapé ma journée de sommeil d’hier.

Simiabraz : Hum… à vrai dire ça fait presque deux jours que tu es inconscient.

Julien : Deux jours ?!? Ce n’était pas si grave que ça ? Si ?

Simiabraz : Si, et tu nous as fait peur. J’ai vraiment cru que tu allais y passer. D’après les infirmières, si on avait attendu ne serait-ce que deux minutes de plus, tu ne serais plus de ce monde.

Un profond malaise suivi d’un frisson me parcourut pendant un court instant. Je venais de réaliser que j’avais failli mourir et cela me rendait vraiment très mal. Mais alors que j’arrivais enfin à reprendre mes esprits, une infirmière Leveinard entra au même moment.

Leveinard : Tiens, on dirait que notre cher Croc Blanc est réveillé, répondit-elle amusée.

Julien : Croc Blanc ?

Simiabraz : Pas étonnant que tu ne t’en souviennes pas, tu étais drogué à ce moment-la. Lorsque l’infirmière Nanméouïe voulut vérifier ton bandage, tu lui as mordu la patte, les babines retroussées lui montrant bien tous tes jolis crocs, il a fallu qu’elle t’injecte une double dose de tranquillisant avant que tu ne lâches prise. Je peux t’assurer qu’elle s’en est bien souvenu.

Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire gêné en imaginant la scène et la réaction qu’elle avait dû avoir, mais un de ces mots me tracassait de plus en plus. Il me fallut une longue minute de réflexion avant de retrouver la phrase qui me dérangeait tant. Sans attendre, j’enlevai mon drap et découvris avec stupeur que tout mon corps avait changé. Tout mon torse était recouvert d’une fourrure jaune qui allait jusqu’au cou, ce qui formait une sorte de col. Une fourrure bleue s’était aussi répandue sur mes bras, sur mes jambes et un peu partout sur le reste de mon corps, où par ailleurs, il formait une sorte de short en fourrure qui cachait mes partie intimes. C’était très dérangeant pour moi de me dire que j’étais nu malgré cette fourrure, j’étais quelqu’un d’assez pudique alors je vous laisse imaginer que vous vous baladez en ville nu et vous comprendrez le sentiment de honte profonde qui me parcourait.
Les pointes qui étaient sur le dos de mes mains n’avaient quand à elles pas du tout changé, seule une nouvelle était apparue au centre de mon torse, et aussi une longue queue bleue vers mon arrière-train que je n’aurais sûrement pas remarqué si elle ne m’avait pas fouetté mon dos, ce qui me fit grincer les dents à cause de la douleur.

Simiabriaz : Tu en as mis du temps à le remarquer, j’ai bien cru que j’allais devoir te le dire.

Julien : Je… Je suis vraiment un Lucario ?

Simiabraz : Oui, plus vrai que nature, tu veux voir ton visage ?

Julien : Je ne sais pas… Je ne sais pas si je suis prêt à tout ça. Comme on dit, chaque chose en son temps.

Simiabraz : Aucun problème, je peux comprendre que tout cela fasse beaucoup en si peu de temps.

Julien : Merci. Par contre, hum… Comment dois-je t’appeler, les Pokéumains portent-ils toujours leur ancien prénom ou ils changent et prennent celui de leur race ? Demandai-je pendant qu’une infirmière Nanméouïe entrait au même moment.

Simiabraz : Ho ! Hum… Bonjour madame, répondit-il avec un sourire gêné.

Infirmière Nanméouïe : Qu’est-ce que tu fais ici Jérémie ? Je t’ai déjà dis que tu n’avais pas le droit d’entrer dans les chambres des patients qui ont été opérés récemment, tu es peut-être commandant des TSP maintenant, mais je n’hésiterai pas à te renvoyer chez la directrice à grands coups d’attaque Rayon Simple si tu continues à enfreindre le règlement.

Je ne comprenais pas vraiment grand-chose de leur discussion, j’étais encore tellement absorbé par ma transformation que je les ignorais totalement. Je me redressai debout avant de poser mes pattes sur le sol. Je ressentis un léger frisson dû à la fraîcheur et à l’excitation, j’étais devenu un Lucario, ce qui signifiait que des milliers de possibilités s’ouvraient à moi, des combats, des concours et j’en passe… Je me doutais bien que je pourrais avoir toutes sortes d’activités que les Pokémon faisaient, même si je dois avouer que cela me stressait un peu si tant était qu’elles existaient vraiment.

Infirmière Nanméouïe : Tu devrais rester assis, rares sont les tout nouveaux Pokéumains qui arrivent à marcher co…

Encore absorbé par ce nouveau corps dont je découvrais peu à peu le fonctionnement, je commençai par m’étirer et fis quelques pas avant de me rendre compte que l’infirmière me parlait.

Julien : Pardon ?

Jérémie : Hahaha… Vous vous inquiétez trop Nanméouïe, si il a réussi à se remettre aussi vite de ses blessures, ce ne sont pas ces quelques pas qui l’arrêteront.

Infirmière Nanméouïe: Je ne t’ai pas demandé de m’enseigner mon métier Jérémie, allez ouste ! Tu as assez de Pokéxtinctionnistes pour t’occuper non ?

Jérémie : Justement, il se pourrait que madame Laura m’ait demandé de suspendre mes missions et de l’emmener une fois qu’il serait réveillé et en état.

Infirmière Nanméouïe : Je n’en crois pas un mot, mais te connaissant, je préfère te le confier et être sûre qu’il va bien plutôt que de te voir partir avec lui en douce.

Julien : Ca ne risque pas, ce n’est pas mon genre.

Infirmière Leveinard : Je pense qu’il peut y aller, son état est stable et à part ses blessures au ventre et quelques coupures restantes au niveau des pattes dues au froid et à des pierres gelées, le laisser ici serait inutile.

Infirmière Nanméouïe : Bien, alors vous pouvez y aller. Si tu as le moindre souci, reviens ici immédiatement. Inutile de te blesser davantage.

Julien : Je ferai attention, ne vous inquiétez pas.

Simiabraz : Bien, alors si tout est réglé, nous allons y aller.

Julien : Au revoir, répondis-je poliment avant de sortir avec un sentiment d’angoisse dû à tous ces Pokéumains, il y avait en dehors de la salle.

Je ne vais pas le cacher, j’étais totalement perdu. Il y avait eu tellement de choses qui s’étaient passées en si peu de temps que je ne comprenais plus rien, entre ma transformation, les hommes qui m’avaient kidnappé et cette base qui semblait être gigantesque en voyant ses couloirs ou l’on pouvait faire passer au moins trois Wailord. Il nous fallût un moment avant d’arriver à la grande allée ou je m’étais effondré. Étonnemment, celle-ci était totalement vide à part deux ou trois Pokéumains qui faisaient leurs achats si tant était qu’il y avait un système économique.
Dernière édition par julienzen le mer. 16 août 2017, 17:33, édité 1 fois.
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

Re: [Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

Message par julienzen » dim. 15 janv. 2017, 11:58

Chapitre 2 : les Pokéumains. (partie 2)
Chapitre 2 : Les pokéumains. (partie 2)

Jérémie : Bienvenue dans le comptoir.

Julien : Le comptoir ? Demandai-je, intrigué, pendant que nous avancions.

Jérémie : Le comptoir est un endroit ou tu pourras tout trouver, nourriture, boissons, matériel divers et varié, ect… Nous avons de tout et de n’importe quoi ici, il y a aussi quelques restaurants et bars si tu veux te détendre un peu le soir, mais généralement, tout le monde mange au self.

Julien : C’est plutôt le grand luxe ici.

Jérémie : Disons qu’on essaye d’être le plus à l’aise, vu qu’on passe une partie de notre vie dans cette base.

Julien : Très peu pour moi, les prisons dorées ne feront pas mon bonheur, comme on dit on ne met pas un loup en cage.

Jérémie : … Tu t’y feras vite je pense, ou, au pire, je pourrais toujours essayer de négocier avec madame Laura pour que tu puisses m’accompagner aux missions les plus simples.

Julien : Ne t’ennuies pas avec ça, je me débrouillerai, mais j’ai une question, où sont passés tous les Pokéumains d’hier ?

Jérémie : Ils sont en cours ou ils travaillent, ici nous sommes un peu dans une sorte de grande école où on vous apprend à maîtriser vos capacités, et après, libre à vous de faire ce que vous voulez, certains décident de travailler à la base, d’autres deviennent enseignants ou décident de passer les deux ans d’entraînement intensif pour devenir TSP, et pour les plus ambitieux et hardis, ils peuvent aussi essayer de vaincre la ligue et de devenir directement TSP, mais c’est très difficile. Même moi qui suis loin d’être mauvais, je n’ai pas réussi, et pourtant je n’en étais pas à mon premier combat.

Julien : Quelqu’un a-t-il au moins réussi une fois à les vaincre?

Jérémie : Personne, pas même madame Laura n’a réussi, et pourtant elle est vraiment redoutable.

Julien : Comment ça ?

Jérémie : Avant que tu n’arrives, elle n’était pas encore directrice et avait participé à l’un des tournois du vendredi après midi, je m’étais retrouvé face à elle et elle m’a littéralement explosé et pas qu’au sens figuré du terme, c’était incroyable comment elle m’avait vaincu avec une telle facilité.

Julien : Rien que ça ?

Jérémie : Oui, mais ne t’inquiète pas, elle est plutôt sympa. Essaye juste de ne pas te fier aux apparences, nous sommes dans une situation délicate ces temps-ci, alors elle est un peu tendue.

Julien : Que se passe-t-il de si grave ?

Jérémie : J’aimerais te le dire, mais ce n’est pas à moi de le faire. Tu comprendras mieux une fois qu’elle t’aura tout expliqué.

Julien : Hum… Et je suis obligé de rester ici ?

Jérémie : Comment ça ? Demanda-t-il, surpris par ma question.

Julien : Suis-je obligé de rester coincé dans cette base ?

Jérémie : Et bien… C’est que, généralement, personne ne demande à partir à peine arrivé, je n’en ai pas la moindre idée, tu devrais demander à la directrice, ce n’est pas moi qui décide.

Julien : Bon… Je verrai ça alors.

A vrai dire, je voulais quitter l’endroit, non pas parce qu’il ne me plaisait pas, au contraire, j’avais presque envie de courir partout et découvrir ces lieux tel un enfant à l’ouverture d’un magasin de jouet. Mais c’étaient surtout les Pokéumains qui me dérangeaient, je n’avais pas confiance en eux et encore moins aux hommes qui m’avaient enlevé, j’étais plutôt du genre « solitaire », à me débrouiller seul et toujours à être sur mes gardes, avec ce stress permanent de me prendre un tir de laser dans le dos. Ce changement était trop radical, tout le monde paraissait détendu, et tout cela semblait être trop beau pour être vrai, mais même si je ne comptais pas vraiment quitter la base, savoir si oui ou non je pouvais sortir de mon plein gré me permettrait de voir si je suis un prisonnier ou un invité.

Une fois l’allée traversée, nous débouchâmes sur un très long et grand couloir vide et toujours éclairé par des cristaux. Il y avait seulement au bout du coté droit une porte dorée avec une gravure où était marqué « Qui né loup ne sera jamais renard ». Je ne comprenais pas vraiment pourquoi on avait gravé une telle phrase sur cette porte mais cela m’importait peu. Quand à l’autre coté, il n’était pas du tout éclairé et il y avait beaucoup de poussière, je ne pus malheureusement voir le fond tellement il faisait sombre.

Julien : Qu’y a-t-il là-bas ? Demandai-je en désignant le couloir sombre et poussiéreux.

Jérémie : C’est l’entrée du conseil des quatre, mais comme je te lai dit, personne n’ose les affronter, alors avec le temps, pour économiser l’énergie, on a coupé l’éclairage.

Julien : Hum… Je vous conseille de le rallumer alors, il risque d’y avoir un nouveau concurrent très bientôt.

Jérémie : Alors je te souhaite bonne chance, crois moi tu en auras besoin, répondit-il en éclipsant en sourire avant de se diriger vers la porte du bureau de la directrice.

Je ne croyais clairement pas à son histoire d’économie d’énergie, mais pour l’instant, je ne pouvais rien y faire et mes pensées étaient surtout dirigées vers la directrice. A quoi ressemblait-elle? Comment allait-elle réagir en me rencontrant ? Et qu’allais-je apprendre de nouveau ?

Une fois arrivés, Jérémie toqua et recula légèrement tout en me faisant signe d’avancer, ce que je fis sans dire un mot.

??? : Qui est-ce ?

Jérémie : C’est moi, Jérémie, je vous amène le Pokéumain qui était rentré blessé comme demandé, il est enfin réveillé et apte à vous écouter.

??? : Bien, merci, tu peux attendre dehors s'il te plaît.

Jérémie : D’accord. Entre et ne t’inquiète pas, tout ira bien.

Pile au moment qu’il finissait sa phrase, une sorte de rayon sortit du mur et nous traversa. Jérémie ne fut pas du tout surpris mais moi, c’était une autre histoire, j’avais les griffes sorties et j’étais prêt à bondir sur lui.

Jérémie : Détends-toi, ce n’est qu’un scanner.

Julien : Désolé, vieille habitude. Dois -je faire quelque chose en particulier ou éviter un sujet spécifique ?

Jérémie : Non, sois juste franc avec elle et tout ira bien.

Je jetai un dernier regard à Jérémie, puis entrai dans la salle avec un soupçon d’hésitation. Celle-ci était d’un bleu extrêmement clair, voir même blanc. La pièce contenait d’un grand miroir dans l’angle du mur droit. A gauche se trouvait une sorte de gigantesque étagère qui faisait tout le mur. Il y avait aussi deux chaises blanches en forme de plumes, et, en face, un bureau avec un fauteuil ou une Altaria était assise et me regardait avec un léger sourire qui, pour une raison inconnue, me rassurait.

Madame Laura : Bonjour jeune homme, bienvenue. Je t’en prie, assieds-toi. Je suis madame Laura, directrice de la base des Pokéumains de PACA.

Julien : Bonjour madame, répondis-je timidement tout en m’asseyant à l’une des chaises face à son bureau.

Madame Laura : Pour commencer, bienvenue parmi nous. Je sais que pour toi, tout cela est très déstabilisant, mais avant de répondre à toutes tes questions, je voudrais te raconter une petite histoire, cependant celle-ci est assez longue, donc je te demanderai de ne pas trop poser de questions au début.

Julien : Bien sûr madame.

Madame Laura : Bien, commençons par le commencement. Comme tu as dû sûrement te poser la question, tu t’es bien, en effet, transformé en Pokémon. Il y bien longtemps, juste après la disparition des dinosaures, les Pokémon sont apparus, malgré ce que tu aurais pu voir dans les dessins animés, les Pokémon étaient très évolués et avaient la capacité de créer, à partir de rien, des choses incroyables. Le début de l’arrivée des Pokémon fut très calme pour eux, il purent se développer en toute tranquillité, mais un jour l’Homme apparut. Les Pokémon, au début méfiants, comprirent très vite que l’Homme était largement inférieur à eux. Il les ont aidé à évoluer au fils des années, tout en utilisant des pierres qu’ils avaient créées, des rochers capable de les transformer temporairement en humains. Le temps passa paisiblement et Pokémon et humains commencèrent à vivre ensemble et à former des familles. Mais tout cela ne pouvait pas durer, l’Homme, se rendant compte des capacités et de la puissance des Pokémon, commença à se servir d’eux contre leur gré, ce qui engendra une guerre d’une amplitude inimaginable. La planète fut en partie détruite, ce qui eut pour effet de rendre certains endroits inhabitables pendant des années. Les Pokémon, ne supportant plus toute cette horreur, décidèrent de faire apparaître un portail géant menant dans un autre monde, pour éviter que les humains ne cherchent à les suivre. Ils détruisirent tous leurs fossiles et traces de leur existence avant d’effacer la mémoire des humains avec les pouvoirs des Pokémon légendaires.

Julien : Je n’imagine pas ce qu’ils penseraient de nous aujourd’hui alors, vu comment on en est tomber si bas au point de s’entretuer, pensais-je pendant que madame Laura continuait ses explications.

« Néanmoins, avant de partir, ils laissèrent Mew pour surveiller les humains, afin d’être sûr qu’ils ne se souviennent plus du tout des Pokémon. Mais un jour, un scientifique trouva accidentellement un poil de Mew. Travaillant sur une machine de clonage, il décida d’essayer la machine sur ce poil. Celle-ci n’étant pas encore prête, elle engendra une explosion nucléaire d’une puissance inouïe. Touts les êtres vivant furent désintégrés sur le champ, à l’exception du fameux scientifique qui avait trouvé le poil de Mew. Suite à l’explosion, il se transforma en Mewtwo, et son assistante, qui avait elle aussi par chance survécu, se transforma en Milobellus. A partir de ce jour, il décida de prendre le nom de M.X.
L’explosion nucléaire eut aussi un effet secondaire. Peu à peu, des personnes descendant de couples d’humains et de Pokémon se transformèrent en leur ancêtre un peu partout dans le monde. En découvrant ça, M.X décida de les enlever pour créer une armée de Pokémon afin dominer le monde. Il réussit aussi à finir sa machine de clonage, ce qui lui permit de remplacer les personnes transformées en Pokémon par des clones qui seraient sans le savoir au ordres de M.X. Mew, en voyant, cela, réussit à sauver quelque Pokéumains et les mit en sûreté, néanmoins, ne réussissant pas à soigner les Pokéumains déjà endoctrinés, il décida de relancer l’espèce Pokémon. Par ailleurs, tu as sûrement dû déjà entendre parler de lui car il s’agit Satoshi Tajiri, le créateur de Pokémon.

Julien : Donc si j’ai bien compris je vais être remplacé par un clone ? Comme ça ?

Madame Laura : En effet, M.X se sert de la moindre trace d’ADN que tu as laissé pour recomposer tes derniers souvenirs et les implanter dans le clone qui continuera de vivre la vie que tu aurais dû avoir normalement. Encore aujourd’hui, une guerre fait rage avec la Pokéxtinction qui enlève les futurs Pokéumains pour les endoctriner et se servir d’eux pour dominer le monde. Heureusement pour nous, nous savons maintenant les soigner. Et il y a les Pokéumains, des personnes comme toi et moi, qui se sont transformées, et qui sauvent ceux qui se transforment avant de les amener ici où ils peuvent vivre leur vie et reprendre une vie plus ou moins normale.

Julien : Personnellement je préférerait oublier mon ancienne vie et en commencer une nouvelle avec ce corps.

Madame Laura : Je peux comprendre ton point de vue, il est vrai que moi aussi, j’avais eu la même pensée lorsque l’ancien directeur, Monsieur Johns Ferragus...

Julien : Jérémie m’a dit qu’il s’était passé quelque chose de grave ces temps-ci, est-ce à cause de la Pokéxtinction ?

Madame Laura me regarda avec un air inquiet, comme si elle était terrifiée, puis, tout en continuant de me fixer, elle ouvrit un tiroir avant de déposer une feuille avec un diagramme dessus. Au début, il y avait toujours un nombres constant, jusqu’à ce que d‘un coup, vers les années 2000, il n’y ait plus rien.

Julien : Que suis-je sensé comprendre ?

Madame Laura : Ce que tu vois là est le diagramme du nombre de Pokéumains apparu par ans dans le monde.

Julien : Attendez, il n’y a plus rien à partir des années 2000 ! Ce n’est pas logique, si ça devait baisser, ça aurait été progressivement mais pas d’un coup, non ?

Madame Laura : En effet, tu es le premier nouveau Pokéumain qu’on reçoit depuis 16 ans.

Un grand blanc suivi cette phrase, j’avais eu une chance incroyable de m’être transformé, j’étais peut-être même le dernier, mais cela allait devenir problématique à la longue. Sans nouveaux Pokéumains, il allait y avoir de moins en moins de Pokéumains, au point ou nous allions tous finir capturés ou morts.

Madame Laura : Encore plus étrange, nous avons trouvé une balise sous ta peau, pile au milieu de ta colonne vertébrale, il semblerait que la Pokéxtinction te l’avais implanté mais la vraie question est pourquoi ?

Julien : Vous pensez que je suis un traître ou un espion ? Demandai-je calmement en me levant doucement avant de reculer, légèrement inquiet par ses propos.

Madame Laura : Non, nous t’avons observé un moment car tu étais le seul à donner des signes que tu allais te transformer et tu n’est clairement pas un de leurs espions selon moi, néanmoins je ne peux pas décider de ton sort pour l’instant.

Julien : Mon sort ? Qu’avez-vous donc en tête ?

Madame Laura : Certain Pokéumains pensent qu’on devrait t’envoyer à un laboratoire pour t’étudier et mieux comprendre la raison pour laquelle tu t’es transformé, même si mort devait s’en suivre, mais je ne suis pas d’accord, nous abaisser a un tel niveau voudrait dire revenir à l’état d’animal.

Julien : Je suppose alors que vous demander si j’ai le droit de partir n’est pas vraiment une option.

Madame Laura : Pas vraiment non, tu vas vivre ici normalement en attendant que le conseil décide de ton cas.

Julien : Génial… A peine arrivé que je me fais déjà remarquer, répondis-je avec un ton sarcastique.

Madame Laura : Avant de te laisser partir, je voudrais te demander quelque chose de plus privé.

Julien : Et quoi donc ?

Madame Laura : Cela n’a pas eu beaucoup d’effet de savoir que tu as perdu ta famille et tout ce que tu as connu, y a-t-il une raison particulière ?

Julien : Pas vraiment, je suis du genre à être un loup solitaire alors je ne m’attache pas vraiment aux autres si tant est que je communique avec eux.

Madame Laura : Je vois, nous allons faire une pause le temps que tu puisses manger un peu et que tu digères tout ce que je viens de te dire.

Julien : Ci cela peut vous faire plaisir, alors qu’il en soit ainsi.

Madame Laura : Je vais demander à Jérémie de t’accompagner à la cantine, en tant que TSP, il a le droit à un repas à l’heure qu’il veut, vu que leurs missions n’ont pas d’horaire précis. Je te donnerai de mon côté un ticket qui te permettra d’avoir toi aussi un repas, répondit-elle avant de s’envoler et de se poser devant la porte.

Julien : Merci Madame, mais je voulais savoir, pourquoi me révéler autant d’informations alors que rien ne vous y oblige ?

Madame Laura : Il y a quelque chose en toi qui me donne l’impression que tu es juste, alors je te fais plus ou moins confiance.

Je ne savais que trop penser de tout ça, étais-je encore moi même ou un nouvel esprit dans un nouveau corps ? Madame Laura, une fois fini, ouvrit la porte et expliqua à Jérémie le programme qui devait suivre concernant le repas. J’aimais beaucoup cette Madame Laura malgré tout, elle avait l’air plutôt gentille mais on pouvait clairement voir qu’elle ne rigolait pas quand il s’agissait de parler de choses graves. Mais j’avais tellement faim que nous nous sommes empressés d’aller au self silencieusement avec cet effet de malaise dû à notre rencontre assez mouvementée.
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

Re: [Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

Message par julienzen » mer. 16 août 2017, 17:43

Chapitre 3 : La fuite.
Chapitre 3 : la fuite.


Après être sorti du bureau de la directrice, je récupérai le ticket que madame Laura m’avait donné et la salua avant de suivre Jérémie qui m’attendait malgré la faim qui se faisait de plus en plus sentir et surtout entendre.

Jérémie : J’espère que tu as faim, car notre nourriture ici et excellente, répondit le Simiabraz pendant que nous arrivions au comptoir qui était étonnamment désert, à part deux ou trois stands qui étaient ouverts et un ou deux Pokéumains qui se baladaient et discutaient avec les propriétaires des stands.

Julien : J’en doute, rien ne vaut mes pizzas mais… Je ne suis juste qu’un sujet de test au final…

Jérémie : Ne dis pas ça, Madame Laura ne les laissera pas t’emmener, ce n’est pas son genre.

Julien : Je l’espère, sinon je serai sûrement obligé de m’enfuir et je me vois mal finir mes jours en cavale…

La suite de notre marche fut très silencieuse, une ambiance pesante s’était installée entre nous et pas même la traversé du comptoir qui, je suis obligé de le répéter, était très impressionnant, n’avait réussi à briser ce silence interminable. Seul l’arrivée au mess réussit à changer de façon radicale ces tensions lorsque je le vis.

La salle était tout simplement GIGANTESQUE, je n’en voyais même pas le fond, les murs étaient couverts de noms et un gigantesque écran plat était incurvé dedans pour pouvoir profiter de la télé tout en dégustant un repas. La salle était remplie de bancs et de tables en cristal bleu cyan et des ligne jaune étaient gravées au sol et devait sûrement représenter un gigantesque dessin.

Julien : Waw…

Simiabraz : Bienvenue au mess, tu pourra venir mangé aux heure indiquées, mais attention à ne pas arriver trop tard, sinon tu risques de ne pas croiser beaucoup de monde.

Julien : Votre base est si grande que ça ?

Jérémie : Si tu savais, répondit-il en souriant alors que nous nous dirigions vers une Écrémeuh qui poussait des caisses dans une salle.

Jérémie : Bonjour Écrémeuh, besoin un coup de patte?

Écrémeuh : Ho ! Jérémie, tu m’as fait peur. Tu aurais pu te manifester. Non, ça ira, je déplaçais la dernière caisse de glace. Mais dis-moi, est-que c’est… ?

Jérémie : oui, je vous présente Julien. C’est un nouveau parmi nous.

Julien : Madame, répondis-je poliment, les oreilles abaissées, avec un sourire gêné, tout en la saluant d’un signe de la patte.

Écrémeuh : Ca faisait tellement longtemps que nous n’avions pas eu de nouveau ! En plus il est si mignon avec ses oreilles.

Jérémie : Hahaha ! Ne t’inquiète pas Julien, je te présente Écrémeuh. C’est notre cuisinière en chef et la maman d’un peu tous les Pokéumains ici.

Écrémeuh : En effet, j’espère que ma fille ne t’a pas parue trop amicale, des fois elle oublie qu’elle est la directrice et ça perturbe souvent les nouveaux venus.

Jérémie : Vous devriez éviter d’en parler, madame Laura a été claire sur se sujet, vous n’en parlez à personne sauf si nécessaire.

Écrémeuh: Je n’ai pas honte de ce que je suis, Jérémie !

Julien : Si je puis me permettre, je pense qu’elle veut surtout vous protéger par peur que quelqu’un se servirait de vous contre elle d’une quelconque façon.

Écrémeuh: Hum… Tu es sage, ça me rappelle ma fille. Je commence à mieux comprendre pourquoi elle s’acharne tant que ça de convaincre le conseil de te laisser tranquille, j’espère vraiment que tout ira bien.

Jérémie : Normalement, seuls moi et Mme Laura, en plus d’ Écrémeuh, sommes au courant de l’existence même de se conseil donc je te demanderai de garder ça pour toi.

Sans un mot, j’acquiesçai avant que mon ventre se mette à, gargouiller se qui provoqua un léger fou rire.

Écrémeuh : Enfin bref, je suppose que vous êtes venus manger ?

Simiabraz : En effet, j’espère que vous êtes toujours aussi bonne cordon bleu, car Julien est sceptique au sujet de la nourriture, enfin on peut le comprendre quand on sait que Lait Meumeu vient bien en effet de vous, répondit-il avant d’exploser de rire en voyant la tête que je faisais en regardant avec un regard septique la bouteille de Lait Meumeu qui était sur l’un des deux plateaux que l’ Écrémeuh avait ramenée.

Écrémeuh : Ha, c’est malin tiens ! Ne t’inquiète pas, c’est très bon, et même ceux qui le savent ne s’en privent pas, alors essaye au moins de goûter.

Une fois nos plateaux récupérés, et après avoir remercié l’ Écrémeuh, Jérémie m’invita à une table qui se trouvait juste en face de l’écran géant. J’étais enfin un peu rassuré par le fait que la nourriture ressemblait à quelque chose de familier. Il y avait sur chaque plateau une assiette remplie de spaghetti bolognaise et de deux-trois boules de viande ainsi qu’un fondant au chocolat bien chaud avec de la crème anglaise dont je raffolais tant et des couverts avec un verre et quelques décorations dues à l’approche de noël. Jérémie ne semblait pas méchant, ni cette Écrémeuh, mais pour une raison qui m’est inconnue, j’avais l’impression qu’une petite voix me disait « Fais attention Julien, tu joues un jeu dangereux. », ce qui me coupa un peu l’idée de manger un morceau.

Jérémie : Tu ne manges pas ?

Julien : Je n’ai pas trop faim, je crois que mon accident m’a encore un peu coupé l’appétit.

Jérémie : Je comprends, mais tu devrais vraiment manger un morceau, tu es un peu pale je trouve.

Julien : Ca ira, j’ai juste besoin… De temps.

Je ne vais pas le cacher, je n’ai jamais été fier de ce talent. Mentir ne me plaisait pas du tout, je tiens beaucoup à mon honneur mais je savais bien que cela m’ouvrait aussi plusieurs alternatives et possibilités à certains moments, alors devais-je vraiment arrêter ou continuer ? Je n’ai jamais su la réponse, et très franchement, ce n’est pas plus mal, mieux vaut que certaines choses restent sans réponse, pour mon propre bien ou celui des autres.

Alors que Jérémie commençait à manger, la télé, qui était allumée et passait une sorte d’émission un peu comme celles des humains mais à la mode Pokémain, baissa d’un coup le son automatiquement avant de laisser place a un Ramboum. Je n’avais pas eu besoin de deviner pourquoi, vu comment il parlait. On avait l’impression qu’il hurlait dans le micro.

"Flash info. Ici Gilles le Ramboum. Nous venons d’apprendre que pour la première fois depuis des années, un futur Lucario serait arrivé gravement blessé dans la base Pokéumaine de PACA. Il se serait réveillé il y a deux jours, et il serait maintenant sur pattes et a l'air en pleine forme. C’était Gilles le Ramboum. À la prochaine!"

Julien : Whoaw, les infos sont aussi chiantes ici que chez les humains.

Jérémie : Hahaha ! Fais attention à ce que tu dit car Gilles fait le tour de toute les bases du monde, il est très collant et ne te lâchera pas si tu te fait trop remarquer. En plus tu vas avoir l’honneur d…

A ma grande surprise et celle de Jérémie, une explosion très puissante se fit d’un coup entendre venant du plafond, ça ne ressemblait pas à l’impact d’une attaque que j’avais pu observer sur l’îlot lors de mon arrive entre deux Pokémon qui se combattaient, il y avait quelque chose d’artisanal dans cette explosion.

Julien : C’est normal ça ?

A peine eus-je le temps de poser ma question qu’une deuxième explosion aussi puissante se fit entendre du plafond où, au même moment, une sorte de boîte noire faisant la taille d’un ballon traversa celui-ci avant de s’écraser dans la table ou nous étions. Jérémie et moi eûmes à peine le temps de bondir de nos bancs que celle-ci brisa la table en deux avant d’envoyer une sorte d’impulsion qui me fit horriblement mal au crâne.

Jérémie s’effondra sur le coup pendant que j’étais à quatre pattes au sol, les mains, hum… Pattes sur mon crâne. Je sortis en courant de la salle tout en appelant de l’aide désespérément, mais je me rendis très vite compte que j’avais été le seul épargné. Alors que j’avançais dans le comptoir, je passai à coté de la porte entrouverte, bloquée par la tête d’un Pichu, menant à l’îlot. Une nouvelle explosion venant du dessus de l’îlot se fit entendre, mais cette fois-ci, un gaz noir inonda la salle avant de laisser apparaître des hommes en tenues noires qui étaient descendus en rappel. A peine m’apercevèrent-ils qu’ils me braquèrent immédiatement en me voyant. Sans attendre, je m’enfuyai tout en esquivant des tirs de laser de couleur verte. Sans savoir vraiment pourquoi, ma première pensée fut d’aller au bureau de la directrice. Elle seule pouvais m’indiquer la marche à suivre dans ce genre de situation mais l’inquiétude me rongeait car plus je m’approchais de son bureau à toute allure, plus je me rendais compte que j’étais peut-être le seul encore conscient dans cette base.

Une fois le bureau en vue, j’eus un certain soulagement en voyant la porte fermée. Peut-être avait-elle été épargnée par cette boite noire ? Mais malheureusement, tout espoir s’envola lorsque je refis la même séquence pour entré avec le scan et que je découvris Mme Laura effondrée sur le sol. Rien que de la voir ainsi me fit froid dans le dos. Je ne pouvais plus rien pour elle malheureusement, toutes mes rares tentatives de ramener quelqu’un avaient échoué, et encore une fois, seul, j’allais devoir sortir en vie de ce nouvel enfer.

La première chose que je fis en entrant dans le bureau après avoir fermé la porte et vérifié que Mme Laura était toujours en vie fut de fouiller les tiroirs du bureau. Je sortis une tonne de paperasses et d’objets divers et variés, mais la découverte la plus intéressante fut un petit bouton rouge cachée sous quelques livres. Sans hésiter, j’appuyai sur celui-ci et à ma grande surprise, toutes les étagères derrière moi se retournèrent d’un coup pour laisser place à tout un tas d’appareils électroniques et des post-it, plans, dossiers, autres papier accrochés un peu partout. Je me serais bien arrêté quelques minutes pour essayer de comprendre le fonctionnement de toute cette machinerie, mais les ondes qui me grillaient le cerveau et les hommes en noir qui devaient sûrement être des Pokéxtinctionnistes ne m’incitaient guère à rester. Après avoir fouillé un peu partout, je récupérai un plan de la base, et une carte magnétique dans le bureau. Je réussis même à repérer le bouton d’alarme, enfin ce n’était pas compliqué car c’était l’un des seuls rouges avec écrit en gros au-dessus « ALARME ». Je savais que lorsque j’appuierai sur ce bouton, il y aurait de grandes chances que les Pokéxtinctionniste connaissent ma position, ce qui rendrait ma fuite très compliquée. Mais avant cela, je pris la peine d’ouvrir la porte qui s’était refermée automatiquement, avant d’appuyer un grand coup sur le bouton d’alarme.

La réaction suivante ne se fit pas attendre. Une alarme m’explosa les synapses, et alors que je me retournais, les oreilles sifflantes et mon crâne me faisant un mal de chien, je découvris avec stupeur Mme Laura debout, me fixant avec un regard glacial alors que ses yeux était devenus gris.

Julien : Madame, vous vous sentez bien ?

Sans crier gare, elle ouvrit d’un coup la bouche et j’eus juste le temps de me jeter sur le coté avant qu’elle n’envoie une puissante attaque Dracochoc qui détruisit une bonne partie des appareils électroniques qui se trouvaient juste derrière moi. Sans attendre, je me redressai, les larmes me gagnant par la peur et le stress, avant de m’enfuir, le plan et la clé dans les bras, dans les couloirs de la base.

Pendant ma fuite, je réussis à lire le plan et repérai un garage. Qui dit garage dit véhicule, et même si je ne savais pas conduire, ça semblait être la seule porte de sortie de cette enfer peut-être encore accessible. Mais encore une fois, malheureusement, une nouvelle difficulté s’était ajoutée à ma petite fuite. Tous les Pokéumains qui s’étaient évanouis revenaient peu à peu à eux, mais avec des yeux gris, glaciaux et inexpressifs qui me fixaient avant de préparer une de leurs attaques pour essayer de m’intercepter. Heureusement pour moi, j’étais un Lucario, et donc, par nature de mon espèce, très rapide, ce qui me permit d’esquiver toutes les attaques qu’on m’avait envoyé dessus pour tenté de m’arrêter. Je ne savais pas exactement ce qui arrivait, mais alors que j’avais fait la moitié du chemin, je m’arrêtai, net abasourdi, en voyant une horde de Pokéumains, tous sans exception avec des yeux gris, me foncer dessus, bien déterminés à arrêter définitivement ma course folle. Sans attendre, je me jetai contre une porte en cristal qui était verrouillée par une clé magnétique. Je l’ouvris en lâchant mon plan, terrifié, avant de me jeter dedans. Mon cœur, battant la chamade n’en pouvant, plus alors que je refermais la porte derrière moi, j’avais l’impression qu’il allait exploser, mais les bruits des Pokéumains endoctrinés essayant de défoncer la porte m’incitèrent à me ressaisir malgré l’épuisement.

La salle dans laquelle je m’étais retrouvé était constituée de longs couloirs de casiers numérotés et à l’opposé de l’entrée se trouvait une sorte de rampe menant à une porte immergée dans l’eau. Les numéros des casiers me firent presque immédiatement penser aux ID des Pokémon qui permettaient de les identifier. Sans attendre, et surtout parce que les bruits des coups et des attaques me stressaient beaucoup, je rejoignis le casier portant le numéro 448 et l’ouvrit. A l’intérieur, je découvris sans surprise un équipement de plongée que je m’équipai sans attendre avant de plonger dans l’eau et d’ouvrir la porte qui débouchait sur des couloirs immergées totalement vides.

Julien : Pour une fois que la chance me souris, pensais-je avant de nager en direction du garage.

Mon voyage dans ces couloirs fut de courte durée car au détour d’un couloir, je m'étais retrouvé nez à nez avec un Léviator aux yeux gris. Par chance, la porte menant au véhicule était juste à côté. Heureusement pour moi, grâce a mon entraînement à la natation, j’esquivai une attaque Ultralaser avant de m’empresser d’ouvrir la porte et de la refermer aussitôt entré. Je remarquai aussi que j’avais perdu mes palmes dans le feu de l’action, mais cela m’importa peu. Je montai les escaliers en courant pour arriver au hangar où une dizaine de pick-ups était alignés, prêts à servir. Je remarquai aussi une vielle carte indiquant les positions des différentes bases que j’arrachai du mur. Après ma courte pause, je m'empressai d’appuyer sur un gros bouton rouge qui se trouvait a côté de la porte. Il eut pour effet l’abaissement de la rampe, mais aussi l'activation d'une alarme qui répétait:

"Alerte ! Ouverture des portes non autorisée dans le hangar a véhicule! "

Alors que j’allais prendre les clés de l’un des pick-ups, des Pokéxtinctionnistes explosèrent littéralement la porte de cristal qui menait à la zone des TSP. J'eus à peine le temps de sauter dans un des pick-up où se trouvaient encore les clé dessus. Malheureusement, il y avait juste un petit problème. Le véhicule n’était même pas terminé. Rien ne le couvrait et même les sièges n’avaient pas été finis. J'allumai le moteur et appuyai à fond sur la pédale d’accélération. C’était plus dur que je ne le pensais de conduire. Je n’avais pris que rarement le volant. Et la météo dehors n’allait pas m’aider, une tempête de neige faisait rage et le chemin de terre était vraiment très glissant.

- Quelle galère, râlai-je alors que je pensais m’être enfin enfui de cette base et de ses Pokéxtinctionniste. Trois véhicules de la police ainsi qu’un hélicoptère se mirent à ma poursuite. Au début, je commençai à ralentir, quand je me souvins que les Pokéxtinctionnistes pouvaient aussi bien être chez les forces de l’ordre, et qu’en plus, j’étais devenu à présent un Lucario, ce qui signifiait que mon existence même devait rester secrète aux humains. Je rappuyai alors vite sur la pédale pour essayer de les semer, mais je voyais bien qu’il me rattrapaient malgré tout. Alors que j’allais sortir ma tête pour voir ce qu'il se passait, je vis un laser me passer devant le museau avec des sirènes de police se rapprochant dangereusement.

Julien : C’est pas vrai ! Ils ne lâchent jamais l’affaire ceux-là, dis-je avant de me faire percuter par l’une des voitures.

Tout en récupérant le contrôle de mon véhicule, je donnai aussi un coup dans la voiture qui s’écrasa contre un arbre. Pour je ne sais quelle raison, d’un coup, le pick-up commença à sortir un gros bouton rouge au dessus de la boîte à gants et le GPS s'alluma tout seul. Alors que je regardais le bouton, une deuxième voiture me frappa du même côté. J'appuyai sur le bouton et le GPS marqua un gros « plus de nitro dans le véhicule ».
Je fis des gros yeux en voyant ce qui était marqué quand tout d’un coup, l’hélicoptère se mit juste devant moi pour m’arrêter. Je freinai comme je pus, mais la roue droite à l’avant avait été tordue par les coups des voitures de police. Elle se cogna contre un rocher un peu trop gros et m’envoya valser en l’air. Le pick-up roula sur lui même pas mal de fois avant de finir sa course au bout d'une falaise. Je me dégageai et en profitai par la même occasion pour enlever la bouteille de dioxygène qui m’avait dérangé pour conduire. Une fois sorti, l’hélicoptère se posa devant moi suivi des voitures de police, ou des Pokéxtinctionnistes en tenue de policiers, qui se sont arrêtés en me tenant en joue.

Ma première pensée fut de m’enfuir, mais à part le vide derrière moi, je n’avais aucune échappatoire. Je fus surpris de voir descendre un Tranchodon, mais le plus surprenant est qu’il était shiney. Il s’avança vers moi, suivi de deux soldats, noir comme la nuit et ses lames autour de la tête rouge comme le sang. Il avait l'air très puissant, et tout en me regardant avec un mélange de surprise et de mépris, il répondit d’une voix grave:

Tranchodon : Jolie course, le Lucario.

Julien : En effet, dommage que vous soyez des adversaires pitoyables, répondis-je en lâchant un léger rire de moquerie mélangée à la douleur.

Tranchodon : Et bien, malgré que tu sois au bord de la mort, tu as malgré tout les couilles de m’insulter devant tout mes hommes alors qu’il me suffirait d’un seul ordre pour t’exécuter. J’applaudis, c’est rare de voir quelqu’un comme toi, répondit-il avec amusement et toujours cette aire méprisant, avant de faire un signe de la patte. Tous les Pokéxtinctionnistes me mirent en joue et attendirent l’ordre pour tirer.

Tranchodon : Bon, je vais être clair avec toi. Soit tu décides de me rejoindre gentiment et je te promet de ne pas te faire de mal, ou alors tu décides malgré tout de résister comme un idiot et de me forcer à venir te chercher et je t’abats. Je compte jusqu'à trois... Un...

Je ne voulais pas le rejoindre. Ni lui ni ses assassins. J'avais du mal à contenir mes larmes tellement j'étais en colère et j’avais peur, mais seule une possibilité s’ouvrait à moi pour avoir une chance de m’en sortir.

Tranchodon : Deux...

Julien : C’est bon, j’ai choisi, dis-je tout en reculant légèrement.

Tranchodon : Et bien réponds, alors, je n’ai pas tout la nuit.

Julien : Si je ne m’en sort pas, j’espère qu’on se reverra le plus tôt possible dans l’au-delà, si tant est qu’il existe...

Tranchodon : De quoi tu pa…

Sans même lui laisser le temps de finir sa phrase, je laissai échapper quelques larmes de douleur et de peur avant de me laisser tomber dans le vide.
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Avatar de l’utilisateur
julienzen
Messages : 648
Inscription : mer. 11 nov. 2015, 02:53
Localisation : cachée dans une basse pokéumaine dans la régions paca.

Re: [Page d'accueille de l'histoire] Destinée imparfaite.

Message par julienzen » ven. 27 avr. 2018, 01:27

Chapitre 4 : Opération Saoirse.
Chapitre 4 : Opération Saoirse. (Partie 1)

Avant de tomber dans le vide, je sentis une douleur me foudroyer ma jambe gauche. Je venais de me prendre un tir de laser vert qui avait totalement paralysée celle-ci. Je suis resté sous l’eau quelques secondes par sécurité avant de remonter à la surface. J'entendais hurler de colère le Tranchodon. Il était tellement en colère qu’il jeta littéralement la voiture dans la mer qui me rejoignit tout aussi amochée. Il se pencha vers le vide et il regarda un moment l’eau. J’aurais juré qu’il ne pouvait pas me voir, mais malheureusement j’avais largement sous-estimé sa vue car à peine eus-je le temps de me rendre compte qu’il me voyait qu’il cria à un des Pokextinctionistes qui s’étaient approchés du bord :

Tranchodon : Là ! Abattez-le !

??? : A vos ordres ! répondit le Pokextinctioniste avant de commencer a me tirer dessus alors que d’autres de ses collègues le rejoignaient.

Sans attendre, je plongeai aussitôt, mais l’eau était déchaînée et me secouait dans tous les sens contre la falaise. J’avais beau essayer de me stabiliser, sans ma patte arrière, j’arrivais à peine à garder la tête hors de l’eau. De plus, je commençais à être a bout physiquement, mes brasses et les courses que j’avais effectué précédemment pour m’enfuir m’avais déjà bien fatigué, sans parler des blessures dues à l’accident. Ma tête commençait à tourner et j’avais de plus en plus de mal à esquiver les tirs tout en essayant de rester en vie. Allais-je mourir maintenant ? Noyé, voire pire, abattu par la Pokextinction qui maintenant tirait des lasers rouges.

Ça, je ne le saurai sûrement jamais, car alors que je commençais à perdre espoir, je fus propulsé la tête la première contre un rocher qui m’assomma sur le coup.

Lorsque je me réveillai, je me senti très…. Détendu. J’avais chaud, je n’avais pas mal et je pouvais sentir le matelas et le drap qui me recouvraient. Je rouvris lentement les yeux, croyant que j’allais me réveiller chez moi et que tout ça n’était qu’un mauvais rêve, mais alors que je balayais du regard ma chambre, je sentis quelque chose d’étrange. Je ne saurais ce que c’était exactement mais j’avais comme une sorte de sentiment d’inquiétude qui m’emparait, je fus aussi surpris de sentir mes membres tout engourdis alors que je n’avais pas pratiqué de sport.

Ma première initiative fut de vouloir prendre mon portable pour voir quelle heure il était, mais étonnamment je ne le trouvai pas. Même ma DS et autres télécommandes semblaient avoir disparues, ce qui commença à sérieusement m’inquiéter. J’avais toujours ce sentiment et cette impression d’être un Lucario et je commençais à sérieusement me demander si j’étais bien réveillé, mais alors que je m’étais levé et que j’étais en train de descendre les escaliers qui faisaient un bruit monstrueux à cause des grincements, je sentis d’un coup une patte se poser sur mon épaule, ce qui me glaça le sang.

Mon cœur battait la chamade, et, lentement et terrifié, je me retournai et croisai le regard d’une Lucario. Mes poils se raidirent aussitôt et elle m’attrapa au cou avant de me soulever pendant qu’elle me fixait droit dans les yeux, me donnant l’impression qu’elle regardait mon âme.

??? : Tu peux faire mieux, répondit-elle avec mépris avant de me jeter au sol du haut des escaliers, ce qui m’obligea à fermer les yeux à cause de la douleur.

Tranchodon : Debout, chien galeux ! Cria le Tranchodon avant de me donner un violent coup de patte dans le ventre.

Julien : Arg… Où on est ? Demandai-je en réouvrant les yeux, totalement perdu, en gémissant de douleur, trempé et à bout de force.

Tranchodon : Tais-toi et lève toi, cria-t-il en saisissant mon bras pour me relever, ce que je fis alors que cinq gardes, dont un muni d’une sorte de bouclier, me pointaient leurs armes devant le museau.

Tranchodon : Laissez-nous, ça ira. Sauf vous deux, répondit-il en désignant les deux gardes les plus proches de lui, ce n’est pas cette serpillière gorgée d’eau qui pourrai s’échapper de ma vigilance.

??? : A vos ordres ! Répondit le premier garde muni d’un pistolet avant s’en aller alors que le deuxième et le troisième, qui étaient équipés de fusils, le suivaient en fermant la porte de la salle qui ressemblait a un bureau.

Tranchodon : Bordel ! Ca va, tu tiens le coup ? Demanda-t-il en me soulevant pour me poser sur un canapé.

Julien : Que... mais tu ?

Tranchodon : Reste calme, je suis un TSP infiltré. Je m’appelle Alexis et les deux Pokextinctionistes que tu vois la sont en réalité deux TSP de la base d’Île-de-France.

Julien : Je… je... ne comprends plus rien… Ils ont fait quelque chose…

Pokextintionite 1 : Nous le savons. Ne parle pas, tu es trop faible pour l’instant. Je m’appelle Élodie, et à ma droite, voici Lorie. Je suis la sœur du commandant des TSP de votre base.

Julien : Elodie ? Demandai-je assez étonné.

Je n’arrivais pas à y croire, était juste une coïncidence ou étaient-ce vraiment le Jérémie et la Élodie que j’avais connu quand j’étais humain ? Non, c’était impossible, ça faisait déjà un moment qu’ils s’étaient transformés et il m’auraient sûrement reconnu si ils me connaissaient, j’avais peut-être rencontré leurs clones mais ça restait très perturbant malgré tout.

Elodie : Je vois... mon frère t’a parlé de moi, enfin bref. Nous avons été avertis un peu tard de l’attaque, mais ne t’inquiète pas, nous allons les libérer, néanmoins nous allons avoir besoin de toute l’aide possible le moment venu, tu penses pouvoir nous aider ?

Julien : Je ne suis pas TSP mais je ferais mon possible… Répondis-je alors qu’Alexis m’essuyait avec une serviette, ce qui était assez ironique quand on y pense, car il avait essayé de me tuer un peu plus tôt.

Elodie : Nous devons finir de placer les charges et nous devons aussi informer l’équipe de secours de notre situation.

Alexis : Quand à moi, je dois aller chercher des documents importants et deux ou trois objets qui nous appartiennent, ça laissera le temps au bleu de se reposer.

Elodie : Tu penses réellement que c’est le moment de faire de l’humour ? Enfin bref… Tout le monde sait ce qu’il a à faire, pas de risque inutile et restez naturels.


J’étais assez impressionné pas ces TSP, ils gardaient leur sang-froid et semblaient presque détendus, à croire qu’ils n’avaient pas une once de peur, mais en tant que Lucario, je pouvais sentir leur inquiétude, sûrement grâce à l’Aura, même si ça restait très vague et que je n’avais foutrement aucune idée de comment cela fonctionnait. D’une certaine manière, ça me rassurait de pouvoir ressentir leurs émotions bien plus confiantes que moi alors que je tremblais d’inquiétude.

Lorie : Tu vas rester ici pour l’instant le bleu, pas de folie sinon tu risque de tous nous mettre en danger. Contente-toi de rester allongé et de te reposer, je viendrai après te chercher pour qu’on aille sauver tes camarades.

Julien : Ils vont bien ?

Lorie : Normalement oui, je dois récupérer une liste des prisonniers en passant pour voir si certains ne sont pas en train de servir de chair à canon pour leurs tests.

Julien : Leurs tests ? Demandai-je horrifié en imaginant ce qu’ils pouvaient bien leur faire subir.

Elodie jeta un regard noir à Lorie à ces mots, mais elle comprit trop tard son erreur de m‘en dire autant alors que maintenant, on pouvait clairement voir que je n’étais pas du tout rassuré à cause de mes oreilles baissées en arrière et mes yeux qui étaient écarquillés par la peur.

Elodie : Rassure-toi, c’est peu probable que ça arrive, nous sommes dans un laboratoire Pokextinctioniste spécialisé dans la construction d’armement et de protection. Ils ne testent jamais leurs produits ici, ils l’envoient dans une plus grande base.

Julien : Vous avez l’air de vous y connaître, bafouillai-je en m’allongeant, les muscles encore endoloris.

Elodie : Nous sommes des pros, ou presque. Bien ! Fini de papoter, exécution du plan Saoirse.

Je ne sais pas trop si je devais vraiment leur faire confiance, mon esprit était encore très embrouillé et la salle couverte des murs au parquet d’acier ne me rassurait pas plus que ça, ces Pokéumains avaient l’air de certes savoir ce qu’ils faisaient, mais tout le monde sait bien qu’il est rare qu’un plan se déroule sans accroc. Dans tous les cas, je ne voulais surtout pas être la personne qui pourrait leur poser des difficultés supplémentaires, ils n’avaient clairement pas l’air d’en avoir besoin plus que ça, et moi-même je n’avais aucune idée de combien temps j’allais tenir nerveusement à cette allure. J’avais l’impression que ma vie d’humain était déjà bien lointaine maintenant, je me demander si mon clone un jour connaîtrait la vérité et comment il réagirais en apprenant celle-ci. Alors que je commençais à m’endormir sous le poids de la fatigue, Lorie me secoua gentiment l’épaule pour me réveiller.

Lorie : Ca va aller ?

Julien : Oui, désolé, j’aurai dû être plus sur mes gardes.

Lorie : Ce n’est rien, c’est déjà très courageux de ta part de nous aider malgré ton arrivée récente et ton jeune âge en tant que Pokéumain. Te sens-tu capable de marcher ?

Julien : Je crois que ça ira, répondis-je en me relevant, tremblant encore légèrement.

Lorie : Alexis est en train de préparer notre sortie, je vais te déposer aux cellules où Élodie nous rejoindra avant de partir aider Alexis pour notre fuite.

Julien : On ne peut pas m’expliquer le plan d’action ?

Lorie : Non, désolé, si tu te fais attraper, il ne faut pas qu’ils sachent ce qu’on prépare.

Julien : Je comprends, je vais faire de mon mieux alors, c’est le moins que je puisse faire je suppose.

Lorie : Alors tournes-toi et mets pattes dans ton dos.

Julien : Pourquoi faire ? Demandais-je en m’exécutant alors que presque immédiatement elle me passait des menottes.

Lorie : Au cas où tu l’aurais oublié, tu es encore considéré comme un prisonnier. Mieux vaut garder cette couverture le plus longtemps possible. Contente-toi juste de baisser la tête et de ne pas regarder ni adresser la parole à qui que ce soit tant que nous ne sommes pas arrivés.

Julien : Entendu.

C’est ainsi que je rencontrai Lorie et accordai ma confiance au tout premier Pokéumain que j’allais rencontrer. Mais ce qui m’impressionne toujours avec elle, c’est son sang-froid, à croire qu’à part elle et Mme Laura, rien ni personne ne pouvais l’ébranler.

Nous n’avons eu aucune mal à traverser l’installation, les rares Pokextinctionistes que nous avons rencontré ne nous accordèrent même pas un regard. A leurs yeux, je ne valais sûrement rien, mais en vrai, j’étais comme une bombe prête à exploser. Mon corps bouillonnait à cause de la fatigue, mes muscles étaient tendus et je me jurai de m’en sortir vivant dans ma tête, quoi qu’il arrive.

Une fois arrivés aux prisons, je découvris une immense salle avec au moins une centaine d’étages reliés par des milliers de rampes. Chaque cellule comportait une sorte de vitre blindée qui devait sûrement résister aux attaques, quelque soit la capacité, et à l’intérieur, on pouvait apercevoir un Pokéumain à moitié déprimé. C’était impressionnant de voir comment le désespoir les avait gagnés en aussi peu de temps, mais le plus troublant était qu’aucun d’eux ne semblait vivant, à croire qu’ils se contentaient de fixer le sol les yeux vitreux. N’avaient-il pas d’amis ou de famille à protéger ? Néanmoins, un micro s’alluma, ce qui provoqua un léger bruit aigu qui me ramena, ainsi que tous les Pokéumains prisonniers, à nous-mêmes.

Elodie : Je vais vous ouvrir toutes les cages, préparez-vous à sortir ! Julien, prépare à actionner l’ouverture de la porte blind… ATTENTION DERRIÈRE TOI !

Julien : A peine eus-je le temps de réagir que je fis un bond suivit d’une roulade devant moi, avant de me retourner tout en me redressent avant de me mettre en position défensive alors qu’une lame avait failli me couper la nuque. Un Pokextinctioniste portant une sorte d’épée reliée à un réservoir qui permettrait de l’enflammer s’était faufilé juste derrière moi, mais c’est son visage qui me marqua à jamais.

Vous savez, on est tous obligés de faire des choix difficiles, l’homme est devenus maître dans l’art de juger et critiquer les gens jusqu’à les traiter de monstres, car pour eux, certains faisaient des choses inhumaines à leur yeux. Mais moi, j’ai décidé de faire un choix bien pire encore. J’ai décidé de sacrifier mon humanité volontairement pour le bien de ces mêmes personnes alors qu’elles devraient être mortes sans des gens comme moi. Peuvent-ils vraiment avoir le droit de me juger ? Peut-on avoir le droit de juger quelqu’un ? En fait, en nous basant sur nos principes moraux et nos façons de faire, qui sommes-nous réellement ? Qu’est-ce qui pourrait nous donner le droit de juger qui que ce soit par ces actes, bons ou mauvais ?
Je fait seulement se qui me paraît juste.

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité