[FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

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solana5047
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Message par solana5047 » mer. 31 janv. 2018, 15:45

Cette fin stressante , tu n'a pas le droit !
c'est tellement bien écrit que je stressait vraiment x)
bref , j'ai hâte de voir le combat de liv' et coraya
Je suis une Malcadh
Ce n'est pas pour autant
Que je suis Cag Mag
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Aurore_2021
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Message par Aurore_2021 » jeu. 01 févr. 2018, 19:44

Vaporeon a écrit :
mer. 31 janv. 2018, 14:21

Ah ! Mais ce n'est pas du tout ce que je voulais dire ! D'accord, c'est un peu guimauve, mais c'est ta fic', tu en fais ce que tu veux niveau scénario, pas besoin de changer parce que certains lecteurs sont lourds ne sont pas plus fans que cela de cet aspect ! C'est à toi de t'éclater en écrivant, avant tout ! Et puis, ça reste raisonnable, ce n'est pas comme si la trame principale était complètement laissée de côté.
Aucun problème ^^ J'ai un peu réfléchi, et je me suis dit que j'allais sûrement attendre encore un peu ; douze ans c'est un peu jeune :ouch:
solana5047 a écrit :
mer. 31 janv. 2018, 15:45
Cette fin stressante , tu n'a pas le droit !
c'est tellement bien écrit que je stressait vraiment x)
bref , j'ai hâte de voir le combat de liv' et coraya
Merci ^^ Moi-même j'étais mal après, j'étais en cours juste après et puis je me suis mise à stresser avant de penser que je ne suis pas Olivia :)

Suite demain si tout se passe bien !
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Message par Aurore_2021 » sam. 03 févr. 2018, 11:09

Avec un peu de retard, la suiiite !

Chapitre 35 :
Chapitre 35 : Le Test

L'examinatrice n'est nulle autre que Melle Palonia, ma professeure depuis le début de l'année. D'un côté, ça me rassure car ce n'est pas un parfait inconnu, mais de l'autre, étant institutrice, elle doit également être une excellente Dresseuse. Le combat s'annonce ardu. Je me demande si les autres s'en sont bien sortis, en si peu de temps...
"-Très bien. Pour cette épreuve, un choix s'impose à toi. Nous pouvons combattre avec deux Pokémon de location, que ni toi ni moi n'avons jamais vu. Ou alors, j'utiliserai un de mes deux Pokémon, que tu choisiras pendant que tu feras équipe avec Coraya. Que décidés-tu ?"
L'option des Pokémon aléatoires me tente bien. Ainsi, nous aurions des forces égales. Seulement, combattre avec un Pokémon avec lequel je n'ai aucun lien me rebute un peu. Alors que je connais Coraya depuis ma plus tendre enfance. Je repense au discours que m'a tenu Parrain le jour de sa capture. À chaque étape importante de ma vie, elle a été là. Elle a toujours été là. Coraya, c'est plus qu'un simple Pokémon et bien plus qu'une simple amie. Coraya, c'est mon soutien indéfectible, un prolongement de mon âme. Je ne me vois pas passer cette épreuve sans elle. Je ne pourrais pas le faire, même avec un Victini, qui m'aurait pourtant assuré la victoire. Non, j'affronterai ce défi avec ma petite Coraya, ou pas du tout.
"-On conserve nos partenaires, tranché-je.
-Très bien, à ta guise. Qui sera ton adversaire ? Un Emolga ou un Brutalibré ?" demande-t-elle.
Je prends encore le temps de la réflexion. Réfléchir, ça, je sais faire. C'est toujours plus rassurant de se reposer sur des acquis.
Dans les deux cas, j'aurai un désavantage lié aux affinités de types : le Combat de Brutalibré sur le Roche ; l'Électrik d'Emolga sur l'Eau. Néanmoins, je pourrai toucher le double-type Vol de ce dernier avec Pouvoir Antique.
"-Le Pteromys, réponds-je calmement.
-Très bien. Sans plus tarder, que le match commence ! Émile, c'est toi l'heureux élu !"
Elle lance sa Poké-Ball, alors que Coraya bondit sur le terrain. Le Pokémon en sortant est un petit écureuil blanc, qui peut voler grâce à deux membranes jaunes entre ses bras.
"-L'Élève a droit à la première attaque, m'indique la prof'.
-Coraya, Pouvoir Antique !" m'exclamé-je aussitôt.
Sans même un ordre de sa Dresseuse, le dénommé Émile évite les fossiles avec grâce, en écartant ses bras et en prenant de l'élan pour s'envoler, malgré l'absence de vent.
"-Utilise Boule Élek !"
Le petit écureuil matérialise des sphères jaunes crépitantes d'électricité et les projette d'un battement d'aile vers ma coéquipière. Celle-ci les esquive de justesse par de petits sauts répétés lorsqu'elles échouent sur le sol. Il se pose alors, arborant une moue resplendissante de fierté.
"Il est drôlement rapide..., pensé-je. Ça va pas être du Vieux Gâteau de l'atteindre..."
"-Coraya, ne baisse pas les bras ! Reprends avec Bulles d'O !"
L'Emolga réitère son enchaînement aérien, digne d'une chorégraphie de ballet. La capacité Eau termine sa course sur le tableau d'ardoise, qu'elle trempe complètement. Je me demande si l'état de la salle après la bataille sera un critère de notation...
"-Émile, lance la technique Déchet-Dégommage !
-Esquive !" anticipé-je bien que je n'ai aucune idée de ce dont il peut s'agir.
Toujours en s'élançant, le Pteromys s'envole, récupère la poubelle et la balance aussitôt sur son adversaire, avant d'atterrir presque en catastrophe sur une table.
La corbeille percute Coraya de plein fouet, qui n'avait rien vu venir. Moi non plus, je ne m'attendais pas du tout à quelque chose de ce genre. Le niveau est bien supérieur à tout ce que nous avons affronté jusque là ; nous allons devoir puiser jusque dans nos dernières ressources pour réussir ce test.
À peine s'est-elle remise sur pattes que Melle Palonia se récrie :
"-Acrobatie !"
Ses ailes déployées et se jetant depuis une table, le rongeur continue de frapper Coraya, avec une vitesse et agilité incroyables. De plus, la puissance de la capacité est démultipliée du fait qu'il ne tient plus d'objet. Mon Pokémon ne va pas pouvoir encaisser de tels coups encore bien longtemps. Rapidement, une stratégie alternative se met en place dans ma tête.
"-Attends, attends...", murmuré-je, totalement absorbée par le duel.
J'attends le bon moment. J'attends que l'adversaire soit sur le point de frapper Coraya, suffisamment à proximité pour contre-attaquer efficacement. Alors, quand ce moment arrive, je m'exclame :
"-Attaque Charge !"
Elle réagit au quart de seconde ; nous sommes en totale osmose. Comme connectée mentalement. C'est tellement grisant... J'en oublie (presque) les enjeux et la portée décisive qu'aura ce match sur nos vies futures.
Mon boule de corail bondit avec force, pile au moment où Emolga l'atteignait. Celui-ci se prend les excroissances en pleine Baie Prine, et est envoyé contre les chaises et tables empilées ; le tout s'écoule avec fracas. Je m'excuse silencieusement auprès des pauvres meubles, qui n'avaient rien demandé.
Le temps qu'Émile se dégage de l'éboulement ainsi provoqué, Coraya peut souffler un peu. Peut-être pourrait-elle même se Soin-gner...
"-Profites-en ! Repose-toi avec Soin !"
Cependant, alors que la douce lumière récupératrice atteint son apogée, Coraya s'arrête brutalement, prise de spasmes. Des étincelles d'électricité statique parcourent son corps. Paralysie. Elle a été paralysée. Je réfléchis encore quelques fractions de seconde, et en trouve la cause : avec son attaque physique, Coraya a activé le talent Statik de son ennemi, qui paralyse quiconque le touche directement. C'est très embêtant ; elle va avoir beaucoup de mal à se déplacer et pour éviter les coups, ce qui était déjà compliqué, je ne sais vraiment pas comment elle va se débrouiller.
La fin semble proche. Mais je ne baisse pas les bras. On se battra jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à la preuve irréfutable de notre défaite. C'est ce que Parrain aurait voulu, s'il avait pu m'aider.
"-Rien n'est perdu ! On peut le faire ! Pouvoir Antique !
-Bon état d'esprit, je suis satisfaite que mes enseignements aient porté leurs fruits ! Mais je ne pas sûre que cela suffise. Très bien, Émile, termine avec Boule Élek !"
Je cligne des yeux, et lorsque je les rouvre, les ballons électriques percutent Coraya, qui n'a pu lancer son attaque, ni même esquisser le moindre mouvement. Comme son adversaire quelques minutes auparavant, le choc la projette contre un autre empilement de meubles, qui s'effondre sur elle. Déjà que la puissance de la capacité a été multipliée par deux du fait de sa Vitesse diminuée, je ne me fais pas d'illusions quant aux résultats...
L'examinatrice s'approche, et tire Coraya hors de l'enchevêtrement de pieds et planches. Celle-ci ne montre aucune résistance, pour la simple et bonne raison qu'elle est K.O. Les larmes me montent aux yeux, mais j'essaie de toutes mes forces de les contenir.
J'ai perdu. C'est de ma faute, ma partenaire a fait tout ce qu'elle a pu. Je ne regrette aucun de mes choix, seulement, j'aurais pu mieux gérer. J'aurais pu beaucoup mieux gérer.
"-Je pense que nous sommes toutes les deux d'accord pour conclure qu'elle n'est plus en état de se battre. (J'acquiesce, elle en prend note sur son bloc-notes) Très bien. Madame Calixta va te raccompagner jusque dans la cour de récréation pour que tu patientes pendant l'évaluation de tes autres camarades. Olivia, au revoir."
Ses paroles me frappent comme une attaque Torgnoles. J'ai échoué. La saveur amère de la déception m'envahit la bouche. La pensée acide de l'échec m'envahit l'esprit. J'ai perdu, j'ai échoué.
Alors que la secrétaire me guide vers la sortie, je prie de toutes mes forces Créhelf, l'Être du Savoir, de bien vouloir m'accorder une note clémente aux écrits. C'est ma seule chance de pouvoir éviter... d'éviter quoi, au juste ? Le redoublement ? Le renvoi ? Ma carrière de Professeur s'arrête-t-elle aujourd'hui ?
Que vais-je bien pouvoir faire, à présent ? Tous les plans que j'avais plus ou moins soigneusement échafaudés s'évaporent d'un seul coup ; ils comportaient une réussite à ces examens. Réussite qui semble n'être désormais plus qu'un mirage. Que va penser Tonton ? Et comment va réagir Parrain ? Seront-ils fâchés, tristes, déçus ?
J'arrive près de mes amis. Les garçons parlent entre eux ; Emma a rejoint Cloé et Jackson. Caleb et Kaitlyn discutent calmement sur un banc. Lorsqu'ils m'aperçoivent, leur expression change du tout au tout. En voyant leurs réactions, je me mets à pleurer. Les larmes coulent sur mes joues comme une Cascade. Je me laisse tomber à côté de mes acolytes, en laissant échapper toute ma frustration, avant qu'elle ne me ronge de l'intérieur.
"-Qu'est-ce qu'il y a ? demande Caleb.
-Mais sois pas aussi stupide qu'un stupide Magicarpe ! vocifère Kaitlin. Elle vient de passer !
-Ah, mince...
-J'ai... j'ai tout raté...", sangloté-je d'une voix chevrotante.
Il se pince les lèvres pour ne pas rigoler et me frotte maladroitement le dos. Sa cousine, elle, ne se retient pas. Forcément, je le prends mal et me vexe ; un échec scolaire est bien tout, sauf drôle. La seule personne à laquelle j'aurais pardonné, c'est bien Parrain ; mais Parrain est Parrain, un cas à part.
"-Olivia ! À quoi tu t'attendais, au juste ? On a TOUS perdu !"

***

Une heure plus tard, tous les autres nous ont rejoints. Nous attendons la sonnerie de la fin des cours, qui nous autorisera à rentrer chez nous.
"-Et là, vous savez ce qu'elle m'a sorti ?! raconte la Marquise. Elle s'est plainte d'avoir perdu ! Elle a tenu vingt minutes ! Alors que Cal', ici présent, s'est fait aplatir en huit minutes chrono ! Olivia, t'es vraiment un phénomène ! Une petite Baronne !
-Je sais, je sais", soupiré-je avec un sourire en coin.
Chacun donne ensuite le temps de sa défaite. Le meilleur score est le mien, mais est suivi de très près par Amélie et Cloé, un quart d'heure chacune. Le moins bon a été Tristan, qui a fait face pendant cinq minutes, ce qui reste plus que correct.
La cloche retentit et nous entreprenons de prendre le chemin du retour. Je remarque une certaine effervescence, surtout chez les filles, mais je suppose tout d'abord qu'elle est liée à la retombée du stress. Alors que je m'apprête à laisse mes amis au niveau de l'Avenue Vendémiaire, Kaitlyn me retient par le bras.
"-Petite Baronne ! Où vas-tu ? Ce soir, c'est le bal de promo ! Faut bien fêter ça par une petite virée shopping entre filles, histoire de bien se préparer !"
Suite : Chapitre 36 : Le bal de promo
Dernière édition par Aurore_2021 le dim. 18 mars 2018, 15:18, édité 1 fois.
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Message par solana5047 » sam. 03 févr. 2018, 14:20

super chapitre !
je me suis sentie mal quand liv' a perdu , j'avais le cœur serrer ...
bref , j'ai hâte de voir la suite ^^
Dernière édition par solana5047 le sam. 03 févr. 2018, 19:50, édité 1 fois.
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Message par Shinigami » sam. 03 févr. 2018, 17:56

solana5047 a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 14:20
super chapitre !
je me suis sentie mal quand liv' a perdu , j'avais le cœur serrer ...
bref , j'ai hâte de voir la suite ^^
Tu m'as spoiler solana... ( j'étais tout en bas de la page et j'ai vu ton message... )
Sinon super
Alors ? Vous ne voyez rien n'est-ce pas ? Et pourtant là je suis shiny ! Incroyable non ?

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Message par solana5047 » sam. 03 févr. 2018, 19:51

Shinigami a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 17:56
solana5047 a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 14:20
super chapitre !
je me suis sentie mal quand liv' a perdu , j'avais le cœur serrer ...
bref , j'ai hâte de voir la suite ^^
Tu m'as spoiler solana... ( j'étais tout en bas de la page et j'ai vu ton message... )
Sinon super
je suis désoler , je n'y est pas penser :ouch:
tu ne m'en veux pas ?
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Shinigami » sam. 03 févr. 2018, 20:00

solana5047 a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 19:51
Shinigami a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 17:56
solana5047 a écrit :
sam. 03 févr. 2018, 14:20
super chapitre !
je me suis sentie mal quand liv' a perdu , j'avais le cœur serrer ...
bref , j'ai hâte de voir la suite ^^
Tu m'as spoiler solana... ( j'étais tout en bas de la page et j'ai vu ton message... )
Sinon super
je suis désoler , je n'y est pas penser :ouch:
tu ne m'en veux pas ?
Mais bien sûr que non, je ne vais pas t'en vouloir pour ça
:^^:
Alors ? Vous ne voyez rien n'est-ce pas ? Et pourtant là je suis shiny ! Incroyable non ?

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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Vaporeon » jeu. 01 mars 2018, 16:34

La chute est bien amenée, je rigole à chaque fois que je relis le passage !
Le combat est bien retranscrit, l'ambiance y est, et la dimension examen est respectée ; le fait
qu'elle ait perdu le combat est plutôt réaliste, même si inattendu. Mais après réflexion, il est évident qu'une élève ne peut pas battre le professeur, contrairement à ce que nous montre le jeu.
Pour résumer, encore un bon chapitre, avec enfin de l'action, mais cela ne nous empêchera pas d'attendre la suite avec impatience !
2011 : Pokémon classe et surpuissant, je vis renfermé au fond d'un château antique oublié et possède mon propre arc scénaristique post-game.
2018 : Faire évoluer Pyronille.

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Message par Aurore_2021 » dim. 18 mars 2018, 15:15

Tintintintintin !


Me revoilà ! Le grand retour magistral, ou pas !
D'abord, je tenais à m'excuser du long mois d'attente, si ce n'est plus. Pour ce chapitre, j'ai préféré attendre un peu pour avoir connu plus ou moins l'ambiance, mais finalement, ça ne m'a pas aidée enfin bref. Je vais essayer de poster une fois toutes les deux semaines ou sinon une fois par semaine. Je ne garantis pas que la suite sera aussi bonne que le début, vu que je ne sais pas si j'ai réussi à conserver le même style depuis un mois, enfin voilà voila.
Par rapport à ce chapitre, il est peut-être un peu guimauve, mais en tant qu'ancienne latiniste, la seule chose que j'aurai à dire, c'est : In cauda venenum, si je ne me trompe pas ^^ Par contre, j'ai pas voulu le couper, du coup il est super long comparé aux autres, désolée x)

Bonne lecture quand même !

Chapitre 36 :
Chapitre 36 : Le bal de promo

«De quoi ? m'exclamé-je.
-Et moi, dans tout ça ? proteste Caleb, qui n'est pas concerné par le "entre filles".
-Bah oui ! Ce soir, c'est la fête ! reprend la blonde. On va s'amuser et puis, les résultats seront donnés !
-Déjà ? m'étonné-je.
-Et moi ? répète-t-il, paniqué d'avoir été oublié.
-Bah oui, déjà. On est que dix-huit, et puis tous les profs sont dessus. Suffit d'additionner les notes à celles du test, et c'est tout bon !
-Et moi ?
-ET TOI ON A COMPRIS ! Aux dernières nouvelles, tu n'es... pas une fille, donc il va falloir que tu te trouves autre chose à faire en attendant la remise des diplômes.
-Il peut venir quand même, suggéré-je.
-Mes goûts vestimentaires sont... limités, assure l'intéressé. Laissez tomber, je vais rejoindre Jackson et Laurent. À ce soir.»
Il nous plante devant l'entrée du Ball-Bazar et s'éloigne, un tantinet déçu, son Holokit à la main.
«Tu l'as vexé, reproché-je à mon amie.
-Oliiiiiivia ! Réveille-toi ! aboie celle-ci en agitant ses mains juste devant mon visage. Tu vas lui faire une surprise !
-Quoi comme surprise ?
-Mais vous êtes aussi... stupides l'un que l'autre ! s'énerve-t-elle. On va te métamorphoser en Canon ! Petite Baronne devient une Reine !
-Pardon ? soufflé-je, aussi rouge que les cheveux de Lysandre.
-Et oui ! Il faut bien que tu évolues, comme les Pokémon...
-Et si je peux pas évoluer ? la coupé-je. Si je suis comme Coraya et que je peux pas ? Et si je veux pas ?
-Oh, arrête ton cinéma ! Bien sûr que tu en meurs d'envie ! Pour faire la référence à ton oncle que tu croiras plus que moi, c'est juste une Méga-Évolution temporaire !
-Bon, d'accord, cédé-je devant son insistance. Je l'appelle juste pour lui demander la permission et on y va.»
Je m'éloigne un peu et passe un rapide coup de fil à Tonton. Il s'inquiète tout de suite de la manière dont se sont passés les examens. Je reste assez évasive sur ce sujet, ne voulant pas me faire de faux espoirs ou me mettre la pression pour rien. Je ne veux pas non plus pronostiquer, car tout le monde a échoué et je n'ai aucune idée de la qualité de mon devoir écrit.
«Et donc ? demande-t-il. Ce n'est pas simplement pour ça que tu m'appelles, sinon tu serais rentrée directement...
-En effet, confirmé-je en me grattant la tête, légèrement mal à l'aise. En fait... ce soir, c'est la fête de fin d'année et je me demandais si je pouvais...
-Y aller ?
-Oui...»
Tonton éclate de rire avant de reprendre en souriant :
«Évidemment que tu as le droit ! Je ne vais quand même pas te priver de ça ! Amuse-toi bien, c'est le principal. Tu repasseras à la maison ou...
-Je vais me préparer avec Kaitlyn, c'est bon.
-Très bien. À ce soir et ne rentre pas trop tard !
-T'inquiète pas et à ce soir !» terminé-je avant de raccrocher.
Soulagée d'avoir obtenu la permission, je retourne auprès de mon amie, qui commençait à taper du pied, signe d'impatience.
«Enfin, petite Baronne ! râle-t-elle. Allez, viens, il faut se dépêcher, on a plein de trucs à faire !
-Quoi comme trucs ?
-Mais tu réfléchis de temps en temps ? Acheter la robe, te coiffer et puis...
-Ah non non non, mais j'ai pas signé pour ça moi ! protesté-je en lissant mon chemisier. Et je peux pas garder mon uniforme ? Il est très bien comme ça !»
La blonde soupire en se prenant la tête dans ses mains. La connaissant, je peine à deviner si elle est au bord du fou rire ou de la crise de nerfs.
«Tu veux que j'appelle Cal', histoire de lui demander son avis ? me taquine-t-elle, amusée.
-Ok ok ok, c'est bon, on y va, je te suis ! accepté-je aussitôt.
-C'est par là ! Le Chic-à-porter, ça risque d'être un peu hors-budget, alors on va aller faire du shopping dans les ruelles d'Illumis ! C'est LA chose à faire pour les filles, surtout que ça va faire un an que tu es là ! Suis-moi !»
Sans me laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, elle m'attrape par le bras et me tire en direction de la Place Rouge. Même si je n'émets pas d'objection particulière, je n'en pense pas moins. D'un côté, ça me fait tout bizarre d'être uniquement avec elle, c'est-à-dire entre filles et sans Caleb et de l'autre, je dois avouer que je ne suis pas contre ; je n'ai jamais été le genre de fille qui fait les boutiques tous les quatre matins, mais un peu de changement ne fait jamais de mal à personne.
Pendant pas moins de deux heures, nous nous promenons dans la ville, entrons dans chaque boutique, essayons des dizaines de robes avant de ressortir et de passer à la suivante. Bien sûr, avec Kaitlyn, ça ressemble davantage à un véritable sport. J'ai à peine le temps de repérer les modèles qui m'intéressent qu'elle passe déjà en cabine ; ce qui fait qu'elle a le temps d'en tester deux fois plus que moi. Malheureusement, c'est la première fois pour moi que je participer à un tel événement, alors je me révèle plus qu'indécise quant au choix de la tenue. Rouge, verte, bleue, à carreaux, à pois, unie, longue, courte... j'essaie chaque genre ; cependant, plus ça va et moins je suis convaincue.
«Bon, faudrait peut-être que tu te décides, soupire mon accompagnatrice après un bout de temps.
-Je sais, je trouve rien que me va !
-Arrête Olivia, tu pourrais mettre une serpillère que tu ressemblerai quand même à quelque chose. T'aurais un peu l'air bête, mais ça resterait correct. Et puis, je suis sûre que tu plairais à Cal' quand même et...
-C'est bon, ça va, la coupé-je avant qu'elle ne dise quelque chose de plus gênant encore. On en fait encore une dernière et...
-Sinon, tu mets un sac poubelle. Petit Miamiasme, ça peut être mignon aussi comme surnom !» rigole-t-elle.
Je souris à sa blague et la suis à l'intérieur de la boutique de la dernière chance. Cependant, je ne parviens pas à avancer de trois pas qu'elle m'attrape par les deux bras et me tire au fond de la boutique, jusqu'aux cabines d'essayage.
«Mais mais mais, qu'est-ce que tu fabriques ?! protesté-je en me débattant.
-Je prends les choses en mains, vu que tu n'y arrives pas toute seule ! Assis-toi là, m'ordonne-t-elle en désignant un tabouret. Je vais t'amener des robes, tu les essaies et je décide.
-Mais, c'est pas justement moi qui suis censée choisir ?
-On verra.»
Sur ce, elle ne me laisse pas le temps de tergiverser davantage puisqu'elle tire le rideau de la cabine et je l'entends repartir dans la boutique en maugréant. Quant à moi, je reste sagement sur mon siège, en attendant son retour. Une chose est sûre, ce n'est pas à Alola que de telles choses me seraient arrivées en une année ! Une année... en y repensant, c'est vrai que ça fait une année que je suis arrivée à Kalos. C'est fou comme le temps passe vite.
«Olivia ! m'appelle Kailtyn. Ouh ouh ! Allô Séléroc, ici Solaroc ! Tu me reçois ? Tiens, essaie ça !»
Par le petit interstice entre le mur et le rideau, elle me tend un vêtement bleu que j'attrape presque machinalement. Je l'enfile sans trop prêter attention, n'ayant pas trop confiance en les goûts vestimentaires de ma styliste, vue la tenue qu'elle s'est sélectionnée : une robe noire, brodée de dentelle qu'elle agrémentera d'une de ces écharpes blanches typiques de Sinnoh. Je ne critique pas, loin de moi cette idée, mais je ne garantis pas le résultat sur moi. Lorsque je suis parée, j'ouvre le rideau. Kaitlyn me scrute de la tête aux pieds, en se grattant le menton avant d'acquiescer le tête, l'air satisfaite.
«Regarde-toi dans le miroir.»
J'obtempère bon gré mal gré. Et la personne dont le reflet m'est renvoyé pourrait être n'importe qui, sauf moi. Le vêtement est... magnifique. Les mots me manquent pour le décrire et les seuls qui me viennent à l'esprit ne sont que de simples euphémismes. Elle, qui se tient devant moi, porte une robe sans manches bleue lui arrivant au dessus du genou, dont les motifs et les dégradés rappellent un Coquiperl : bleu marine en bas, puis bleu clair à la taille et rose au niveau du bustier. Du tulle dépasse en bas et si elle se retourne, le dos est légèrement transparent. Quant à la fille, ses cheveux noirs retombent en cascade sur ses épaules, ses yeux verts semblent pétiller et un léger sourire flotte sur ses lèvres, comme si elle venait de résoudre un problème. Cette personne. Je peine à réaliser que c'est moi.
«Ouah, soufflé-je.
-Ouais. Vendu ! On la prend !» s'exclame ensuite Kaitlyn a l'intention de la vendeuse.

***

«Bon, il est où, cet abruti de Cal' ! grommelle mon amie.
-Je sais pas», soupiré-je.
Le soleil brille encore derrière la Tour Prismatique alors que nous attendons notre ami devant les grilles de l'école. Après avoir payé la somme due pour ma tenue, nous sommes reparties en direction du salon de coiffure Détente et Beauté. Finalement, malgré toutes les tentatives de persuasion de Kate pour que je garde mes cheveux lâchés, j'ai décidé de les relever en un chignon, certes, mais un peu plus travaillé que d'ordinaire ; quant à mon amie, elle a conservé ses habituelles boucles blondes.
«Ah ! Il est là-bas ! Avec Jackson !» m'exclamé-je en désignant le bout de la rue.
Sans lui laisser le temps de rouspéter, je me précipite à sa rencontre, malgré ma robe et mes chaussures à légers talons.
Si Kaitlyn m'a plus ou moins relookée, on pourrait dire la même chose des garçons ; ils portent un costume noir et pour une fois, leurs cheveux ne ressemblent plus à ceux d'un Mystherbe malade et sont à peu près coiffés. C'est drôle comment tout le monde s'est mis sur son trente-et-un ; je ne pensais pas que cette fête avait un tel impact !
«Olivia ? s'étonne-t-il. C'est toi ?
-Non, c'est ma jumelle, rétorqué-je en souriant. Bah, oui, c'est moi, espèce de Magicarpe ! Enfin, je crois.
-Ouah ! fait-il en sifflant. Ça te... hmmm, ça te change ! Pas en mal, hein !
-Merci..., réponds-je en me concentrant de toutes mes forces pour ne pas rougir.
-Et vous deux, vous venez ! s'exclament en chœur Jackson et la cousine de mon interlocuteur.
-Vous aurez tout le loisir de papoter à l'intérieur ! rouspète la fille. Cal', les gènes communs ressortent enfin ! T'es enfin présentable, je veux dire.
-Parce que je l'étais pas avant ?
-Laisse tomber», ricane-t-on toutes les deux.
Cal' et sa tendance à tout prendre au premier degré, en voilà une chose qui ne changera jamais. Tout comme Kaitlyn ne stoppera jamais ses commentaires ironiques. En y repensant, on forme quand même une fine équipe. Qui sait ce que cela pourrait donner en voyage ?
Je n'ai pas le temps d'en penser plus car nous entrons dans la cour intérieure, qui a été réaménagée pour l'occasion. Des guirlandes sont suspendues entre les quelques lampadaires et sur la télévision servant à retransmettre les résultats des combats défilent des images prises tout au long de l'année. Même Melle Palonia est présente et accompagnée du directeur et des professeurs des autres classes, elle s'occupe de l'organisation. Nous sommes les derniers ; nos camarades sont tous déjà là. Jackson rejoint comme à son habitude Cloé et Laurent, tandis que nous, le trio infernal, restons un peu tous les trois.
«Elles s'arrêteront jamais ?! pouffe la blonde, avant de reprendre plus discrètement. Regardez les Cocotine, là-bas.»
J'éclate de rire à mon tour. Elles ont dû vouloir pousser la blague jusqu'au bout, puisque Margot et Rebecca portent toutes les deux la même robe bouffante rose bonbon en forme de Cupcanaille.
«Chassez le naturel, il revient avec Hâte, commenté-je en souriant.
-Oh mais qui t'as dit qu'elles l'avaient chassé ? Les Cocotine en Cupcanaille, on aura vraiment tout vu !» plaisante Caleb.
Tout à coup, la musique s'enclenche en arrière-plan et la voix de notre professeure résonne.
«Très bien ! Je crois que tout le monde est présent ! Je vais vous demander de vous rassembler devant le promontoire, s'il vous plaît !»
Aussitôt, tous les élèves de toutes les classes lui obéissent et s'installent devant la scène improvisée où elle se tient. Je devine que les résultats vont être énoncés. Au. Mon. Arceus. Je frisonne et mon cœur se met à effectuer une Danse Folle. Mes amis remarquent ma (légère) angoisse et essaient de me rassurer. Chacun à sa façon, comme toujours : Caleb pose une main sur mon épaule en souriant doucement, alors que sa cousine lève les yeux au ciel et lâche un ricanement. Bien sûr, aucune de deux méthodes ne fonctionne et le fil de mon combat me repasse dans la tête. Même si tout le monde a perdu, ça ne signifie pas pour autant que c'est normal. Est-ce possible qu'une promotion entière soit recalée ?
«Très bien, nous allons pouvoir commencer. Les années précédentes, nous avons remarqué que la majorité des huitièmes années ne profitaient de la fête qu'après avoir obtenu, ou pas, leurs diplômes. Nous ouvrons donc le bal avec les résultats, explique-t-elle tout en déambulant devant nous. Eh bien... que dire ? Cette année a été particulièrement... on ne va pas se leurrer, ce n'était pas brillant.»
Elle marque une pause, comme si elle voulait faire monter le suspens. C'est réussi. J'attrape les mains de mes deux acolytes et m'y agrippe comme à une bouée. À l'intérieur de moi, c'est la panique totale. Si j'ai échoué, que vais-je faire ? Tous les scénarios que j'avais refoulé depuis le test me reviennent en mémoire, et ce n'est pas glorieux. Je peine à réprimer les larmes qui me montent aux yeux et si j'y parviens, c'est uniquement pour ne pas faire couler mon mascara et ressembler à un Pandespiègle.
«Ce n'était pas brillant, donc, reprend-elle. C'était excellent ! Chers Élèves, vous avez tous obtenus votre diplôme avec mention !»
Cris de joie. Applaudissements. Danses d'euphorie. Voilà comment la plupart réagissent. Je me contente de la fixer. Complètement bouche bée. Stupéfaite. Stupéfiée. Avant de réaliser la porté de ses propos. J'ai réussi ! J'ai réussi l'examen ! Je suis une vraie Dresseuse, j'ai mon diplôme ! Ivre de soulagement, je saute dans les bras de mes amis en éclatant de rire. Coraya, qui a dû sentir le tumulte extérieur depuis sa Ball, s'en échappe et grimpe sur ma tête, comme à son habitude.
Je suis heureuse. Sincèrement. Non pas que je ne l'étais pas avant, mais j'ai rarement connu un tel état de plénitude. Même un Chinchidou ayant réussi à nettoyer toute la poussière de son habitation ne doit pas ressentir le quart de mes émotions. Rien ne peut m'atteindre. Je pense que même rien ne peut me rendre plus heureuse. Et pourtant, Melle Palonia continue :
«Vous passerez chercher vos diplômes en fin de soirée, pour ne pas les perdre. J'en connais certains, et je sais qu'ils ont une légère tendance au syndrome de la tête en l'air ! (À ces mots, je glisse un léger regard à Caleb alors que Kaitlyn lui donne un coup de coude) Mes Élèves, je suis fière de vous comme je l'ai rarement été. Vous avez su faire preuve de toutes les qualités d'un bon Dresseur : savoir, volonté et écoute de vos Pokémon. Quelle que soit la direction que vous emprunterez à la sortie de notre établissement, je suis persuadée que vous accomplirez de grandes choses. Très bien. Passons maintenant à l'annonce de la mention spéciale : le major de niveau, qui a su se démarquer ; plutôt la major cette année ! J'ai nommé... Mademoiselle Olivia !»

***

«Bon... et maintenant ? me demande Caleb. On fait quoi ?»
Après l'annonce, la fête a officiellement pu démarrer. Pas la peine de préciser que mon rang était la Baie Ceriz sur le gâteau ! Nous avons dansé tous ensemble, au rythme des différentes musiques. Encore une fois, le dépaysement m'a frappée ; les seules fêtes auxquelles j'avais été étaient celles de Lili'i et l'ambiance... diffère. C'est fou, ça fera bientôt un an que j'ai posé le pied à Kalos, et cette région arrive toujours à me surprendre. Nos Pokémon n'ont pas été en reste, n'oublions pas que c'est grâce à eux que tout a été possible ; ils ont bénéficié de leur espace réservé, ainsi que d'un buffet. Coraya s'en donne à cœur joie, au moins autant que moi.
Au bout d'un moment, j'ai décidé de prendre un peu l'air frais, alors j'ai quitté la cour pour retourner sur celle de récréation, située devant le bâtiment et me suis assise sur un banc. Simplement en regardant les étoiles, un léger sourire flottant sur mes lèvres. J'avais beau remuer ma mémoire, je peinais à trouver un autre moment où je me sentais aussi bien. Quelques minutes plus tard, Caleb m'a rejointe et une autre poignée de minutes plus tard, m'a posée cette question.
Je le regarde, surprise.
«Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on est diplômés ! reprend-il en levant la tête vers le ciel.
-C'est vrai que c'est une question à se poser.»
Nous restons là un petit moment, nos paroles semblant flotter dans l'air. Dedans, la musique qui bat son plein ; dehors, les voitures, les passants et la Tour Prismatique, illuminée et resplendissante. Et nous, au milieu.
Soudain, Caleb bondit et reprend :
«Olivia ! J'ai une idée !»
Je me relève et me plante à mon tour devant lui.
«Je t'écoute !
-Tu comptais pas rentrer à Alola ? s'inquiète-t-il.
-... Je n'y ai pas encore pensé. Ça dépend... pourquoi ?
-Ok, super ! s'exclame-t-il, rassuré. Tu sais ce qu'on va faire, alors ?
-Non, mais tu vas me le dire ! souris-je.
-On va partir en voyage dans Kalos ! lance-t-il. Avec Maximus, Coraya, toi et moi ! Et puis, Kaitlyn et Graphie aussi, elles voudront venir !
-Oui, c'est une super idée ! validé-je en sautillant. On fera la conquête des Arènes, Kaitlyn prendra plein de photos et je pourrai même apprendre des choses sur les Méga-Évolutions !»
On rigole à en perdre haleine et je lui saute dans les bras. Vraiment, rien ne peut plus m'atteindre. Je vais partir en voyage. Dans Kalos. Avec mes amis. Rien ne peut m'arriver de mieux. On va réaliser nos rêves tous les trois, comme on le fait depuis près d'un an.
Je me recule un peu, mais nous continuons de nous fixer, aux anges. Ses yeux pétillent autant que les miens et je pense que nous arborons le même sourire un peu idiot.
«Olivia, je..., commence-t-il.
-OLIVIA ! l'interrompt Kaitlyn en arrivant dans la cour en catastrophe. IL FAUT QUE TU VIENNES VOIR, C'EST URGENT !»
Sans attendre de réponse, elle m'attrape par le poignet et me tire en direction de la salle de fête. Ma joie disparaît aussitôt et est immédiatement remplacée par de la panique à l'état pur ; j'ai rarement vu mon amie dans un tel état, et ça n'augure rien de bon. Elle a carrément enlevé ses chaussures pour venir nous chercher et à la vue de ses cheveux emmêlés, je devine qu'elle a piqué le sprint de sa vie.
Caleb nous suit, lui aussi décontenancé par l'attitude de sa cousine. Il me lance un regard interrogatif, auquel je réponds par un hochement de tête inquiet, bien que je ne sois pas sûre que ça existe.
Mon cœur recommence à battre n'importe comment et je l'entends résonner au niveau de mes tempes. Je tremble. J'ai peur. J'arrive devant la télévision. Allumée. Sur une chaîne d'informations en direct. Kaitlyn me lâche. Me désigne l'écran. Me parle. Mais je ne l'entends déjà plus. Complètement absorbée par les images qui défilent et les propose du journaliste.
«Nous venons de recevoir des informations sur l'incendie la maison du Professeur Euphorbe, à Alola. Reprenons les faits pour ceux qui nous rejoignent. Aux alentours de midi, une détonation a retenti alors que de la fumée s'élevait au dessus de son emplacement. Les pompiers sont arrivés sur les lieux quelques minutes plus tard, et heureusement, le scientifique s'en est sorti indemne (Image, flash, fumée, feu, pompiers dont les Pokémon Eau éteignent les flammes). Les raisons du drame restent inconnus, mais l'hypothèse criminelle n'est pas en reste, étant donné les nouveaux agissements d'un groupe appelé...»
Je n'écoute plus. C'en est trop pour moi. Je ne sais même pas si quelqu'un me retient. Je m'écroule.
Suite :
Chapitre 37 : Le grand retour
Dernière édition par Aurore_2021 le ven. 23 mars 2018, 18:30, édité 1 fois.
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Message par Aurore_2021 » dim. 18 mars 2018, 15:17

Erreur de manip', désolée (le Retour du boulet :hap: )
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Message par solana5047 » dim. 18 mars 2018, 18:56

Je suis trop contente que tu sois de retour et ton chapitre est exquis ^^
Spoil de la fin
Je ne m'attendais pas a à la fin ,
je pensait que ça serais le professeur platane et son méga carchakrok fou comme dans l'animé mais repartir a Alola pour les méfait de la tram skull ... Ouch ^^' Heureusement que le parrain d'Olivia va bien :)
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Ce n'est pas pour autant
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Que vous m'obliger a porter
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Vaporeon » dim. 18 mars 2018, 19:25

"Ce chapitre est peut-être un peu guimauve."
Fin du chapitre :
Incendie, drame familial et première intervention sérieuse d'une team.
Donc ce n'était pas spécialement guimauvien (néologisme), en fait...

Non, sérieusement, bon chapitre, il permet de conclure l'arc école pour attaquer celui sur... Bah on n'en sait rien, en fait. Même si la perspective du voyage donne envie, tu vas peut-être prendre une direction radicalement différente. Bon, si il y a bien un reproche, c'est le moment choisi pour faire intervenir une Kaitlyn affolée ; c'est terriblement cliché mais cela marche quand même. Mais du coup, on ne sait pas si il faut en rire ou pas.
Sinon, tu prends le temps de développer tes personnages, et ça c'est cool. Parce que des personnages sans fond et creux, même avec un bon scénario, ça gâche une histoire.

Du coup, la suite !
Et ne t'inquiète pas, tu n'as pas perdu ton style du tout ^^ Et prends ton temps pour la parution, mieux vaut qualité que quantité, ne te force pas à sortir un chapitre par semaine juste pour poster un chapitre par semaine.

EDIT : En relisant les précédents messages, je réalise que tu finis tous tes chapitres sans exception par une chute... :ouch: Ça explique pourquoi on attend toujours autant la suite !
2011 : Pokémon classe et surpuissant, je vis renfermé au fond d'un château antique oublié et possède mon propre arc scénaristique post-game.
2018 : Faire évoluer Pyronille.

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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Aurore_2021 » ven. 23 mars 2018, 18:29

Hey ! Déjà de retour pour la suite, j'ai été inspirée ! Peut-être un peu trop... je veux dire, je pense que j'en ai trop fait, mais je voulais vraiment insister sur...
Stoooop ! Je m'arrête avant de vous spoiler et je vous mets la suite ^^
Bonne lecture !

Chapitre 37 :
Chapitre 37 : Le grand retour
*Clang*
«Es-tu sûre de ne rien avoir oublié ?» me demande Tonton en fermant le coffre de sa voiture.
J'acquiesce presque machinalement, encore dans les vapes. Après l'annonce d'hier soir, il est venu me chercher à l'école en catastrophe. J'ai à peine dormi et lorsque je me suis levée, les seuls mots que je suis parvenue à articuler ont été : «Je veux rentrer.»
Tonton s'est aussitôt démené pour me trouver une place dans le premier avion à destination d'Alola. Je suis morte d'inquiétude. Même si je sais que Parrain va bien, c'est plus fort que moi, il faut que j'aille m'en assurer. J'en ai besoin. De plus, si lui s'en est tiré indemne, ce n'est pas le cas du laboratoire, qui sera sans doute à reconstruire entièrement. Et ce qui me triture les méninges encore plus que tout ça, c'est le pourquoi du comment. L'enquête a commencé et bien que l'hypothèse accidentelle soit toujours plausible, je sais que ce n'est absolument pas dans le genre de Parrain de tester des capacités Feu a l'intérieur. Il est peut-être un peu décontracté quelques fois, mais pas imprudent à ce point. Ce qui ne laisse que la piste criminelle. La Team Skull. C'est la seule explication que je vois ; ça me retourne l'estomac et j'en ai des nœuds dans la gorge.
«Olivia ? Ça va ?»
Je hoche la tête pour répondre par l'affirmative, mais le regard de mon oncle me laisse bien comprendre que je ne leurre personne. Ça ne va pas. Pas du tout.
Je me jette dans ses bras, en me retenant de pleurer autant que je peux. Bien que je sente les larmes perler au coin de mes yeux. Je cligne fort des paupières pour les chasser, mais ça me demande de gros efforts. Il me frotte le dos avant de s'accroupir pour être à ma hauteur.
«Olivia. Ça va aller. D'accord ?» me rassure-t-il.
J'opine du chef vigoureusement, après quoi Tonton m'ouvre la porte de la voiture et m'invite à entrer. Je m'assois à l'arrière, Coraya sur mes genoux. Je me retourne une dernière fois vers le Laboratoire. Presque mon Laboratoire, désormais. Presque mon chez moi.
«Si tu savais tout ce que j'allais oublier...», songé-je avec nostalgie.
Alors qu'il démarre la voiture, je me remémore mes premiers pas à Illumis. Je me souviens de notre rencontre. Je me souviens de la première fois que j'ai parlé avec Caleb et Kaitlyn. Je me souviens de la fête de Kalos et du Tournoi, de la rentrée et des multiples leçons... Un an... Tant de choses se sont passées en si peu de temps. Le point de départ de tout ça me revient en mémoire. La lettre de ma mère. Je n'y avais pas repensé depuis, mais c'est vrai que c'est grâce à elle que tout a commencé.
«Merci maman», pensé-je, les yeux rivés sur le ciel.
J'ai tellement grandi, en un an. C'est fou comme le temps passe vite. J'ai presque l'impression que c'était hier que mon avion atterrissait. Ça me brise presque le cœur de devoir rentrer, mais si je reste, je serai malade d'inquiétude. Je dois aller m'assurer que Parrain va bien, même si je sais qu'il est assez grand pour se débrouiller. C'est drôle, l'année dernière, j'avais peur de l'inconnu et maintenant, je suis presque triste de devoir rentrer. Non, en fait, je crois que je suis carrément triste. Mais pas que. Si j'avais su que le retour s'annoncerait aussi dur que l'aller...
Nous nous arrêtons au passage prendre mes deux meilleurs amis, au niveau du Ball Bazar. Après ma crise de panique d'hier soir, ils n'ont pas arrêté de demander de mes nouvelles, mon oncle leur a annoncé ma décision et ils ont tenu à être présent pour me dire au revoir. Je suis plus que déçue pour le voyage que Caleb et moi avions planifié, mais je n'aurais pas pu l'accomplir sans être rongée par les remords. Autre chose qui passe à la trappe à cause de ces satanés Bourrinos de la stupide Team Skull. Toutes les émotions contradictoires que sont l'inquiétude, la tristesse, la colère et la panique se mélangent en moi dans un cocktail des plus explosifs ; je me sens bouillir comme une cocotte minute. Je ne veux pas péter les plombs. Pas maintenant. Pas tout de suite.
Les deux cousins s'installent à mes cotés et entament aussitôt la conversation :
«Ça va ? demande le garçon.
-Espèce de Keunotor, à ton avis ? raille la fille. Excuse-le, Olivia, tu le connais à force...»
Leurs réactions ont au moins le mérite de parvenir à me faire sourire un peu. Comme pour mon oncle, je dodeline doucement la tête en guise de réponse.
«Cora ? Corayon ? fait à son tour ma partenaire en se tournant vers moi.
-Ça va, c'est bon», murmuré-je en la caressant d'un air absent.
Le reste du trajet se poursuit sans aucun bruit ; Tonton concentré sur la circulation chargée de la capitale, Caleb et Kaitlyn me dévisageant avec inquiétude. Même s'ils ne parlent pas, leur présence suffit à me rassurer. Au moins un petit peu.
On arrive vite à l'immense aéroport d'Illumis, trop vite peut-être.
Je descends rapidement et me dépêche d'aller ouvrir le coffre pour récupérer ma valise, beaucoup plus remplie qu'à l'aller. À l'image des moments que j'ai vécu et qui resteront gravés dans ma mémoire pour toujours.
«Minute Prismillon ! Tu peux te débrouiller ?
-Oui, merci», réponds-je en joignant le geste à la parole.
Le parking étant souterrain, nous prenons l'ascenseur afin de remonter dans le hall d'entrée. Comme dans mon souvenir, il est immense. Absolument rien à voir avec celui d'Ekaeka. Je me demande si j'arriverai à me réhabituer à la quiétude d'Alola. Quiétude, ça serait discutable si les choses changent comme j'en ai l'impression.
Tonton nous guide dans la foule des voyageurs et le véritable dédale qu'est le bâtiment ; nous entamons ensuite les nombreux contrôles, renforcés suite aux récents événements.
Tout d'abord, on m'enregistre, moi, puis ma valise. La gorge nouée, je réalise que je ne peux plus changer d'avis, j'ai officiellement un pied à la maison. À Alola. Chez moi. Avec Parrain. Je ne sais pas quoi en penser, pourtant.
Nous avançons encore un peu, avant d'arriver au niveau des derniers contrôles. Comme lors de la première fois, les agents contrôlent mon sac, vérifie rapidement que Coraya est bien mon Pokémon, avant de me faire passer dans les portiques de sécurité.
Arrive le moment tant redouté où les non-passagers ne sont plus autorisés à passer. Mais une fois encore, la réputation de Professeur internationalement reconnu de mon oncle leur permet de passer en faisant fi de cette règle. Je me sens un peu mal à l'aise de faire entorse au règlement, mais du moment qu'ils peuvent rester avec moi jusqu'au tout dernier moment, je m'en fiche. Même si j'ai retenu la leçon à Alola, à savoir "ne jamais repousser les au revoir sous peine de crise de larmes encore pires", je m'en fiche.
Enfin, nous pénétrons dans la zone dans laquelle se trouvent les portes d'embarquement. Contrairement au départ, nous ne sommes pas en avance, alors nous nous dépêchons de nous diriger vers celle du vol à destination de ma région natale. C'est mon oncle qui nous montre où elle se situe ; bien sûr, il y en a tellement que ça serait facile de se tromper et vu le nombres d'avions en transit par cet aéroport, je ne tiens pas à me retrouver à des kilomètres de chez moi. D'un de mes chez moi. Car après tout ce que j'y ai vécu, Kalos demeurera ma seconde maison.
Nous nous faufilons dans la file d'attente, les hôtesses contrôlant les billets et laissant les passagers emprunter la direction de l'engin volant. Elle avance vite. Peut-être un peu trop, d'ailleurs. Mes amis ne disent rien ; mon oncle non plus. Quant à moi, je fixe avec insistance le plafond en verre, mon cœur tambourinant dans la poitrine à l'idée des séparations qui seront conclues d'ici quelques minutes. Quelques minutes... c'est fou comme en si peu de temps, tout peut changer. En à peine quelques minutes, j'ai appris que j'avais un oncle. En à peine quelques minutes, j'ai pris la décision de venir. En à peine quelques minutes, j'ai fait la rencontre de personnes qui ont bouleversé mon année. Et en à peine quelques minutes, j'ai échafaudé des plans d'avenir qui se sont écroulés aussi vite qu'ils s'étaient bâtis.
«Mademoiselle ? Votre ticket, s'il vous plaît.»
Les paroles de l'hôtesse me tirent de mes pensées et je lui tends le jour de papier d'une main tremblante, qu'elle scanne aussitôt. Non. Non. Non. Tout va trop vite, mon cerveau n'a pas le temps de réaliser que l'heure est venue. Celle des au revoirs. Non. Non. Non. Surtout, ne pas pleurer. Ne pas pleurer, parce que si j'étais certaine de revoir Parrain après mon départ, pour mes deux acolytes, rien n'est moins sûr.
Nous nous décalons sur le côté afin de pouvoir nous dire ce que nous avons à nous dire, tout en laissant passer les autres.
Tonton. Kaitlyn. Caleb. Je décide de commencer par parler à ces deux derniers.
Je serre fort mon amie blonde dans les bras. Elle arbore un léger sourire en coin, et je sais que malgré son attitude, elle ne fait pas la fière.
«Saute pas de joie, surtout, tu vas te fouler une cheville, ironise-t-elle.
-Toi aussi, tu vas me manquer, lui réponds-je. Fais attention à toi. À vous deux.
-Oh, t'inquiète. Il est sous bonne garde, m'assure-t-elle avec un clin d'œil. Il fera pas de bêtise. Toi aussi, fais attention. Vous êtes un peu stupides des fois, mais c'est ça qui vous rend attachants. Petite Baronne rentre dans son palais des îles. Va falloir s'y faire, hein !»
Je me détache d'elle à contrecœur. Ses sarcasmes vont me manquer. Qui sait ? Sans eux, je risque même de prendre la grosse tête.
Je me tourne ensuite vers son cousin, toujours en me concentrant pour rester calme. Mais là, c'en est trop pour moi, et je me jette dans ses bras en fondant en larmes. Je lâche les Ponyta, comme on dit. Je ne peux plus tout retenir.
«Hé, Olivia, fait-il en me frottant maladroitement le dos. Ça va aller, tu sais.
-Non ! Non, ça va pas aller, hoqueté-je. Je... je peux plus. C'est pas drôle de devoir vous laisser là... en plus, on voulait...
-Oui, je sais, m'assure-t-il en essuyant mes pleurs. On voulait partir en voyage. Tu sais, dans la voiture, j'ai eu une autre idée. Tu veux savoir ? (J'acquiesce, la gorge trop nouée pour répondre quoi que ce soit) Au lieu de s'aventurer dans Kalos... on fera le Tour des Îles tous les trois ! Sérieusement, t'en dis quoi ? Kaitlyn prendra des photos des Îles, je complèterai les Épreuves et tu pourras toujours surveiller ta région et nous la faire découvrir en même temps ! Je suis sûr qu'elle est aussi génial que tu nous l'as décrite, hein ?»
Il attend ma réponse, un grand sourire sur son visage. C'est drôle, il a l'air presque joyeux alors que je suis en pleurs. Mais c'est Caleb. Il va me manquer.
En arrivant, j'ai cru que j'allais tomber amoureuse de cette ville. J'avais tort.
Je crois que je suis tombée amoureuse de Caleb.
Mais là, tout de suite, dans les circonstances actuelles, dans l'état dans lequel je suis, je ne trouve pas la force nécessaire pour me l'avouer. Et lui avouer. Peut-être que ce n'est pas ça ? Peut-être que c'est juste le fait de devoir les quitter qui me fait halluciner ? Alors, je joue la prudence. On ne plaisante pas avec ces choses là.
Je cligne des yeux pour chasser mes dernières larmes.
«Oui. Je suis d'accord. Mais promets-moi que tu viendras.
-C'est promis, jure-t-il aussitôt. On viendra.»
Je reste encore un petit moment dans ses bras jusqu'à ce que la voix des hauts-parleurs annonce la fermeture immédiate des portes ; on se sépare. Difficilement. Cela va de soi.
Reste mon oncle. Il a regardé toutes nos effusions de larmes (les miennes surtout) avec un sourire amusé et je constate seulement maintenant qu'il cache quelque chose dans son sac. Là encore, je ne peux pas me retenir et me précipite dans ses bras. Je suis bien consciente que mon attitude ressemble à celle d'un Nounourson victime d'Encore qui utilise Croco Larmes en boucle, mais je ne peux plus tout garder pour moi. Je ne veux plus. Après avoir passé ma soirée, ma nuit et mon début de journée à tout retenir, il faut que ça sorte. Tant pis si je passe pour une pleurnicharde, ils savent bien que c'est uniquement sous le choc que je réagis ainsi.
«Olivia... On en a déjà parlé tout à l'heure. Ça va aller, tu le sais aussi bien que moi, soupire-t-il en me caressant les cheveux.
-Mais oui, mais... mais c'est pas ça, c'est que vous allez me manquer et que..., sangloté-je.
-Oh, allez, sèche-moi ces larmes de Kaiminus. Je sais que c'est dur pour toi, mais tu sais que si tu veux revenir, la porte sera toujours grande ouverte !»
Je souffle un petit «d'accord», toujours blottie dans ses bras. Tonton, c'est Tonton. Pas tout à fait Parrain, mais plus tout à faire un inconnu. Je ne sais pas quel rôle un oncle doit tenir exactement, mais je l'aime, mon Tonton. Comme un grand frère. Mon Arceus, quelle intelligence de se rendre compte de tout ça seulement maintenant...
Il me repousse doucement, avant d'enfoncer une main dans son sac. Je suis cette dernière du regard, intriguée.
«Ton anniversaire ne tardait plus, alors j'avais déjà pensé à un cadeau. Mais vu que... (il effectue un petit signe de la main) et que tu t'en vas, je me suis dit que j'allais te le donner tout de suite. Alors, bonne anniversaire, ma nièce adorée !»
Il ressort la main de son sac. Et le cadeau qu'il m'offre me laisse bouche bée. Une cloche en verre, avec en son sommet une Poké Ball et dont le fond est recouvert d'un duvet moelleux. Et à l'intérieur, un oval semblant comme recouvert d'écailles bleues. Un Œuf. J'ouvre la bouche pour le remercier, mais aucun mot n'en sort. Car ils me manquent. J'arrive néanmoins à articuler un tout petit «Merci», après quoi je lui fais un dernier câlin.
«Chers voyageurs, chères voyageuses, ceci est le dernier appel pour les éventuels retardataires à destination d'Ekaeka à bord du vol AirKalos numéro 513. Présentez-vous à la porte d'embarquement numéro six. Je répète...»
Je me détache de notre étreinte. Je souffle un bon coup. L'heure est venue.
«J'y vais, annoncé-je la gorge nouée, les larmes menacant de ressurgir à tout moment.
-Rentre-bien ! On se revoit bientôt ! s'exclame Caleb.
-Bon voyage ! me lance sa cousine.
-Olivia...», commence mon oncle.
Il secoue la tête en ricanant, et reprend avec un sourire en coin.
«Passe le bonjour à ton parrain de ma part.»
Je lui fais signe que j'ai compris et Coraya sur mes talons, je m'engage sur le chemin reliant le terminal de l'aéroport et l'avion. Mais il manque une scène au tableau. Je ne peux pas partir comme ça. Alors, je me retourne une dernière fois et leur adresse un dernier grand signe de la main, en leur offrant le plus beau sourire que je peux. Car quitte à dire au revoir à des personnes qui nous sont chères, autant le faire avec le sourire, non ?
Les railleries de Kaitlyn. L'imbécilité feinte de Caleb. Et puis mon oncle. Oui. Ça valait le coup. Je ne regrette rien. Je ne regrette pas d'avoir quitté tout ce que je connaissais et d'être venue. Je ne pleure plus. Les meilleures choses ont une fin. Mais, et si tout ça n'était que le commencement ? Oui. Je l'espère tellement.
Alors, mon nouveau futur partenaire dans un bras, tirant la valise de l'autre et Coraya me suivant de son pas joyeux, c'est parti. On rentre à la maison.

***

Je m'installe dans l'avion, côté hublot, comme à l'aller. Autant finir comme on a commencé. Je fais rentrer ma partenaire dans sa Scuba Ball, puisque telles sont les règles. J'appuie ma tête dans la paume de ma main, tout en admirant le paysage. Les derniers fragments de Kalos. Kalos, dans une langue ancienne, ça signifie «beauté». Cette région porte décidément bien son nom.
Durant le long vol, je rattrape les heures sommeil que je n'ai pas eu cette nuit. L'amélioration n'est pas notable, mais au moins, je parviens à me reposer un peu. Sans rêves, ni cauchemars ; c'est déjà ça.
Lorsque je me réveille, l'aube est passée depuis peu de temps, le soleil point tout juste derrière les nuages. Quelques minutes plus tard, le commandant de bord annonce l'atterrissage.
J'ai l'impression que ce moment dure une éternité.
Lorsque l'avion se pose, un frisson me parcourt le dos. Je ne peux m'empêcher de soupirer de soulagement. De même, Coraya remue dans sa capsule.
Nous y sommes. De retour à la maison. À Alola.
Et voilà, je pense que vous l'aurez deviné, mais la partie 2 s'achève pour laisser la place à la partie 3. Je sais ce qu'il s'y passe en gros, dans les premiers chapitres, mais avant de foncer n'importe où, je vais juste prendre le temps de "brouilloner" un peu, donc si j'ai écrit ces deux derniers chapitres dans la foulée, je risque d'être un peu plus longue pour les autres ^^

Suite : Partie 3 : Le Tour des Îles
Chapitre 38 : Howe sweet home
Dernière édition par Aurore_2021 le lun. 23 avr. 2018, 08:19, édité 1 fois.
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Message par Aurore_2021 » lun. 23 avr. 2018, 08:17

(Chut, je fais un double-post, mais je voulais tester aussi xD)

Tadaaaaam ! Magnifiquement à la bourre... la suite ! Cette fois, je laisse tomber l'histoire du chapitre par semaine, je vais essayer de me débrouiller pour être régulière, alors je promets rien :)
Bonne lecture et désolée pour l'attente ^^

Chapitre 38 :
Partie 3 : Le Tour des Îles

Chapitre 38 : Home sweet home

«Parrain ! m'exclamé-je en me précipitant vers lui.
— Ma petite Liv' !» s'écrie ce dernier.
Après l'atterrissage, j'ai été la première à descendre de l'avion. J'ai été la première à me précipiter vers le point de récupération des bagages, et à ramasser ma valise, sur le petit tapis roulant. Et, j'ai été la première des passagers du vol AirKalos 513 à sortir de la zone de contrôles. À être officiellement à Alola, de retour à la maison. Les larmes ne sont pas loin ; mais elles ont déjà trop coulé au moment des adieux, et pour ces retrouvailles, je ne tiens pas à ressembler à un pauvre Okéoké en manque d'affection. Je suis chez moi. Je suis heureuse. Caleb, Kaitlyn, et Tonton sortent de ma tête l'espace de quelques minutes, dès que je revois Parrain, mon Parrain ; son éternelle blouse blanche, son éternel sourire, son éternel air relax.
Ivre de joie, je me jette dans ses bras, oubliant la catastrophe qu'il a vécue hier, et qui m'a faite revenir, si fort qu'il en tombe presque à la renverse.
«Oh là ! Tranquiiiiiiille, Liv' ! Je vais pas m'envoler !
— Je sais. Mais tu as failli brûler, répliqué-je, inquiète à propos de son état.
— Oh, t'en fais pas pour ça ! C'était qu'un petit feu d'artifice, ah ah !»
Je fronce les sourcils ; il a beau affirmer ça pour me rassurer, je ne suis pas dupe. Ce n'était pas juste un feu d'artifice. Au cours de mon année à Kalos, il s'est passé bien trop d'événements terribles dans ma région natale, pour que celui de la veille soit une coïncidence. Mais, alors... pourquoi ?
Néanmoins, je n'ai pas le temps de me poser la question bien longtemps, car une autre survient dans mon esprit. Elle sort toute seule, avant même que j'ai le temps d'y penser. Et pour cause.
«Mais... attends deux secondes, commencé-je, avant de reprendre, à toute vitesse, paniquée. Si la maison a brûlé, tu étais dedans ? Comment ça s'est passé ? Tu n'as rien de cassé ? Et Pimprenelle ? Elle va bien ? Et les Pokémon des aquariums ? Et...»
Il pose un doigt sur ma bouche, pour m'arrêter, et me répond, toujours aussi décontracté.
«Liv', je t'ai dit que ce n'était rien. Relaaaaaaax ! C'était juste une capacité qui a mal tourné, pas la peine d'en faire tout un plat ! Mais..., fait-il soudain, en désignant la capsule à mes pieds, qu'est-ce que c'est que ça ?»
Je soupire, un sourire aux lèvres. Je n'arriverai pas à en savoir plus. Pour cette fois-ci. Vu qu'il fait tout pour changer de sujet, je décide de le croire. Peut-être qu'il dit vrai, après tout, je n'en sais rien. Je ne suis pas convaincue, mais j'ai aveuglément confiance en mon Parrain.
«Oh, ça ? C'est mon cadeau d'anniversaire ! Un Œuf ! expliqué-je fièrement en soulevant ce dernier.
— Hé bé, on peut dire qu'il t'a gâtée, ton oncle...»
Il reste quelques secondes le regard dans le vide, avant de reprendre.
«Bon, moi aussi, j'ai quelque chose pour toi ! On va retourner à la maison, enfin, à l'hôtel, et on voit là-bas, ça roule ?
— Vraiment ? Oui, bien sûr ! claironné-je.
— Super ! Alors, en route mauvaise troupe !
— Et en voiture, Arthur !» complété-je.
Je laisse donc sortir Coraya, qui prend position sur ma tête, après avoir salué chaleureusement Parrain, puis, nous sortons du hall des arrivées pour nous diriger vers le parking. Il met ma valise dans le coffre ; moins de deux minutes plus tard, nous roulons en plein cœur d'Ekaeka, en direction de l'hôtel.
C'est comme si je redécouvrais le paysage. La plage de sable fin, l'océan turquoise, le ciel qui se confond avec la teinte de la mer, les petites échoppes au bord de la route... C'est Alola, ma région ; Mele-Mele, mon île natale. Je contemple la ville, avec de grands yeux, comme si je la voyais pour la première fois. C'est fou, ce que c'est différent d'Illumis. Les deux cités sont aux antipodes l'une de l'autre. Pourtant, étrangement, elles gardent une certaine ressemblance, peut-être de par tous les souvenirs qui s'y rattachent. Ekaeka, mon enfance ; Illumis, le début de mon adolescence. C'est vrai, maintenant que j'y pense, j'ai presque treize ans. Et en y repensant, ça fait un an que j'aurais dû, ou que j'aurais pu commencer mon Tour des Îles. Maintenant que je suis rentrée, c'est sûrement ce que je vais faire, d'ailleurs. Au lieu d'un voyage à travers Kalos, je crapahuterai tout autour de ma région (presque) natale... en compagnie de mes deux meilleurs amis, bien sûr. Jamais je n'oublierai leur promesse, même si je dois les attendre des mois.
Pendant ce temps-là, Parrain me raconte joyeusement les aménagements qui ont transformé les îles, en mon absence.
«Rien qu'à Mele-Mele, les rénovations ont bien avancé ! Déjà, la municipalité a amélioré l'état des routes, pour faciliter le passage des Poké-Montures. Ensuite, y a plein de nouveaux trucs à faire ! Ils ont construit un Studio Photo, près du port ; tu devrais aller y faire un tour avec Coraya, ça serait chouette ! Et puis, pour éviter de devoir prendre le ferry ou Dracaufeu pour se déplacer d'île en île, ils ont créé une nouvelle activité. Le Surf Démenta, ils appellent ça comme ça.
— T'as déjà essayé ?» demandé-je.
Il délaisse la route du regard, pour me fixer, complètement stupéfié par ma question. Il éclate de rire en me répondant.
«Évidemment ! Tu me prends pour qui ? J'ai été le premier à surfer sur la vibe du succès !»
Il se re-concentre sur le chemin sinueux de la Route 2, alors que le parking de l'hôtel est à quelques mètres.
«Je t'apprendrai, si tu veux. En plus, la plage est juste derrière, alors ça va être tranquiiiiiiille ! Justement, on est arrivés, terminus, tout le monde descend !»
Il se gare, nous sortons du 4x4, récupérons ma valise, avant de nous diriger vers la porte surmontée du numéro cent douze. Même si nous ne faisons que quelques pas, je remarque que Parrain boîte légèrement ; il ne l'avouerait jamais, mais l'incendie l'aura malgré tout blessé, sans compter les éventuelles brûlures. Nous nous apprêtons à entrer, lorsqu'une jeune fille aux yeux verts nous ouvre, et s'exclame :
«Professeur ! Vous êtes de retour !»
Elle a l'air d'avoir mon âge. Sa robe d'un blanc aussi pur et cristallin que la neige lui arrive au-dessus du genou, alors que des bottes de la même couleur montent à mi-mollet. Ses cheveux blond platine tombent au milieu de son dos, et sont surmontées d'un chapeau à bord large. Enfin, elle porte un sac en forme de Poké-Ball en bandoulière, ce qui contraste avec l'allure féminine de sa tenue.
Elle semble me remarquer, et s'adresse à Parrain :
«Oh, c'est elle, c'est ça ?
— Yeeees !» répond-il.
Il inspire un grand coup, et reprend.
«Liv', je te présente Lilie, mon assistante ! Lilie, Olivia, ma nièce.
— Ravie de te rencontrer, ajoute la dénommée Lilie, en me tendant la main.
— Moi de même», hésité-je, avant de la serrer.
Alors, comme ça, je m'absente une année, et on se trouve une nouvelle assistante ? Très bien. Ce n'est pas que je le prends mal, mais l'ayant toujours aidé non-officiellement, j'avoue que le fait qu'il y ait une autre moi me perturbe quelque peu.
«Qu'est-ce qu'il se passe ici ? demande une voix en s'approchant de l'entrée. Pourquoi tout cet attroupement ?
— Pimprenelle ! m'exclamé-je en la serrant dans mes bras.
— Olivia ! Enfin de retour ! Bienvenue à la maison, ma puce !
— Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai un quelque chose à te donner ! reprend Parrain en m'ébouriffant les cheveux. Allez, viens.
— Coraaaa ! Coraaaa !»
Lilie et Pimprenelle se décalent de l'embrasure la porte pour nous laisser passer, et nous entrons dans le petit logis. Provisoire, je l'espère. Ce n'est pas qu'il est précaire, désagréable ou quoi que ce soit, mais j'aurais vraiment voulu retrouver ma maison, la vraie, le Laboratoire.
Pas seulement la région.
«C'est petit, je sais, soupire Parrain, devançant ma question. On est là que le temps des réparations, relaaaax, Liv' ! Tu la retrouveras bientôt, ta maison. En attendant... viens voir ta surprise !
— Oui !» m'égosillé-je, impatiente.
Nous nous installons autour de la table, Parrain en face de moi.
«Tu te souviens de ce que tu as eu, l'année dernière ? commence-t-il calmement.
— Comment j'aurais pu oublier ?
— Une proposition, c'était ça. Eh bien, moi aussi, j'ai une proposition à te faire.»
Il se lève, et fouille dans un des multiples sacs disposés un peu en bazar dans l'appartement, avant de revenir s'assoir quelques secondes plus tard, une petite pochette à motifs tropicaux dans la main.
«Liv', tu m'excuseras. Je sais que tu viens de rentrer, et je voulais fêter ton anniversaire en même temps que ton retour. Cependant..., peut-être que tu vas repartir plus tôt que prévu, annonce-t-il en me tendant le paquet. Bon retour parmi nous, et bon anniversaire !»
Je saisis mon cadeau, et l'ouvre sans plus de suspens. À l'intérieur, se trouve une sorte de porte-clé, de forme géométrique. Quatre triangles. Un jaune ; Mele-Mele. Un rose ; Akala. Un rouge ; Ula-Ula. Un violet ; Poni. Quatre triangles, pour quatre îles.
«Une Amulette du Tour des Îles, m'explique Pimprenelle. Tous les Dresseurs y participant en ont une !
— Je sais que tu rêves d'être Professeure, mais je suis passé par là aussi ! Tu voulais t'améliorer et en apprendre plus, je te garantis que c'est ce qu'il te faut ! Avec Coraya, ça va être tranquiiiiiille ! Les Capitaines et Doyens n'ont qu'à bien se tenir !»
Je fixe le pendentif, bouche bée. Sans rien dire. Tout comme Lilie, qui me regarde avec compassion. Comme si elle avait conscience des deux camps qui se livrent bataille dans ma tête.
«Liv' ? Ça va ?»
D'un côté, moi. Mon rêve. Ma région. Partir vite, partir demain. À l'aventure. Avec simplement Coraya et ma besace, sur les routes d'Alola.
De l'autre, eux. Kaitlyn. Caleb. Je dois les attendre. Pour qu'on parte tous ensemble. Mais le problème, c'est l'attente.
«Oui. Oui, ça va, soupiré-je. C'est juste que... que je me suis fait des amis, là-bas, et que je voulais partir avec eux...
— Et alors ? Il n'y a aucun problème ! Tu fais ce que tu veux, Liv' ! C'était une proposition. Tout comme ta mère avant moi, je ne t'oblige à rien ! Tu vas pouvoir passer des vacances avec nous, relaaaaaax ! Elles vont pas s'envoler, tes îles !»
Je souris en guise de réponse, soulagée. J'appellerai mes acolytes ce soir, pour leur demander de venir illico presto. Mon Arceus, à peine rentrée, je vais déjà repartir ! Qui l'aurait cru ! Depuis le temps que j'en rêve, je vais pouvoir partir à la découverte d'Alola ; ça a beau faire douze ans que j'y vis, je ne connais ma région que très partiellement.
«Il y avait à autre chose au programme, mais...
— Un problème est survenu avec «l'occupant», annonce Lilie.
— Quel occupant ? m'étonné-je.
— Tu le sauras bien assez tôt, ne t'en fais pas pour ça ! rigole Parrain. Et si on enchaînait par la dégustation du gâteau ? Je suis sûr que ces heures d'avion ont ouvert l'appétit à ma filleule !
— Oh, oui !»
Chose dite, chose aussitôt faite. Pour mon repas de bienvenue, je ne suis pas déçue ! En effet, il est délicieux, mélangeant l'acidité, la douceur et l'aigreur de plusieurs Baies typiques.
Soudain, le sac de Lilie remue et émet un bruit presque inaudible, mais après un sifflement de sa part, le silence revient.
«Au fait, Olivia, m'apostrophe-t-elle. À Kalos, as-tu vu des Pokémon inhabituels ? Étranges ?
— Non, jamais. Enfin, j'en ai vu que je ne connaissais pas, mais aucun ne sortait du commun. Pourquoi ?
— Oh, comme ça. J'aurais juste besoin de ton aide, alors. Ton parrain et sa femme ont déjà gentiment accepté de m'héberger et de m'aider, mais je suppose qu'on ne sera pas de trop.
— On a retrouvé Lilie, épuisée, sur la plage, un beau matin, me raconte Pimprenelle. Avec simplement son sac et...
— Je lui expliquerai moi-même», conclut l'intéressée, mal à l'aise, coupant court à la conversation.

***

Le reste de la journée se passe dans un calme relatif. Je me ré-installe, bien que ce soit provisoire. Autant par mon départ, ou la reconstruction prévue du Labo. En effet, Parrain a prévu d'en profiter pour le rénover entièrement, avec l'aide de Molène, un ancien Capitaine et ami de longue date.
Quant à Lilie, elle part se promener en centre-ville, pour «nous laisser en famille, et étoffer sa garde-robe». Malgré la première impression assez négative qu'elle m'a faite, cette fille a l'air gentille. Elle dégage une réelle aura de douceur, mais semble brisée, au fond. Comme si elle fuyait quelque chose, ou quelqu'un. La panique qui l'a envahie lorsque son sac a remué en est bien la preuve. Qu'y-a-t-il a l'intérieur ? Je pense que j'aurais l'occasion de le découvrir...

***

Après un dîner au cours duquel les deux Professeurs n'ont cessé de me raconter les moindres potins aloliens de l'année, je retourne dans ma petite chambre ; je vais passer un coup d'Holokit à mes amis. Ça ne comblera pas le manque, mais en attendant de les retrouver en chair et en os, c'est mieux que rien. Je m'assois sur le rebord de mon lit, Coraya sur mes genoux, et sort l'appareil de mon sac à dos. Je revérifie une dernière fois que l'heure est la bonne, avec le décalage horaire, les choses sont légèrement plus compliquées, avant de l'allumer et de faire défiler les numéros de mon repeteroire. Vide.
«Qu'est-ce que...», marmonné-je avant de comprendre.
Je n'ai pas enregistré le leur ! Comment ai-je pu être si stupide ! C'est vrai qu'étant toujours fourrés tous les trois, nous n'en avons jamais eu réellement besoin....
Ma montée de joie et d'impatience s'écrase d'un coup, comme à la suite d'une attaque Chute Libre, et mon manque d'attention me donne envie de pleurer.
Dépitée, je m'apprête à aller me coucher, lorsque j'entends des voix, dans le salon.
Parrain. Et Pimprenelle. Qui parlent. À la limite de la dispute. C'est tellement rare que ça vaut la peine d'être relevé. Malheureusement, je peine à distinguer clairement leurs paroles, et ce ne sont que des bribes de mots qui me parviennent.
«Chéri, quand est-ce que tu accepteras enfin de voir la vérité en face ! De l'essence ! Ils ont retrouvé de l'essence ! Ça devient grave !
— Et qu'est-ce que je peux y faire ?
— Être un peu moins «relaaaax» car tout n'est pas «tranquiiiiille» !
— Si je le suis plus, ça va l'inquiéter, et on sait tous les deux à quoi ça mènera. C'est pour ça que, toi aussi, tu t'es bien gardée de dramatiser la situation.
— Tu te refusais à écouter Augustin, et...
— On reprendra lorsqu'on sera de retour à la maison. J'ai pas envie que ça atteigne les oreilles d'elle ou de Lilie.»
Ce qu'ils ne savent pas, c'est que j'ai tout entendu. Les vacances s'annoncent riches en enquêtes...
Suite : Chapitre 39 : Vacances sous le soleil d’Alola

Ajouté 11 jours 15 heures 20 minutes 7 secondes après :
Coucou tout le monde !
Ceci n’est pas un chapitre, juste une petite annonce. La suite arrive demain soir maximum, il faut juste que je me relise.

Je sais pas si vous vous souvenez, mais j’avais mentionné un concours, sur un autre site, Wattpad. Ça s’appelle X-Writor (le concours) si vous voulez aller voir.

C’est par éliminations, avec plusieurs épreuves. Le concept m’a plus, je me suis inscrite.

Dans la catégorie fanfiction, nous étions 18. Surtout des histoires Harry Potter, ou avec des chanteurs. Autant vous dire que nous avions l’air ridicule, moi et mes Pokémon !

Surtout que les jurés étaient vantés pour leur intransigeance ! J'étais en panique !

Première étape, début février, la forme : l’orthographe, la conjugaison. Mis à part quelques remarques, je passe.

Ensuite, la cohérence. Mis à part la lettre de la mère, je passe également. On me dit que j’utilise trop d’expressions « pokémonesques », ça fait débat, mais je passe.

Viennent maintenant les personnages. Je passe aussi, bien qu’ils soient jugés « trop puérils » par un juré, chacun ses goûts.

Le résumé, maintenant. J’en avais préparé un, et je suis passée sans trop de problèmes. Nous n’étions plus que 3. Une fanfiction Harry Potter, une Jesla (Jack Frost et Elsa). Et moi, et mes Pokémon.

La dernière étape avant la finale était celle sur le suspens, malheureusement, il n’est pas assez présent et n’apparaît que trop tard, alors j’ai été recalée. Les résultats viennent de tomber.

Néanmoins, je suis super fière d’avoir été jusque là, et je voudrais juste partager ça avec vous, vu que vous m’avez encouragée avec vos compliments ❤️
Je suis un peu triste, mais je continue !

Sinon, je suis arrivée cinquième à un autre !

À demain pour la suite !
Dernière édition par Aurore_2021 le ven. 11 mai 2018, 22:18, édité 1 fois.
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Vaporeon
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Vaporeon » sam. 05 mai 2018, 13:34

Bravo à toi !
Du coup, si tu veux gagner la prochaine édition, il va falloir être encore plus intransigeant dans les commentaires. À partir de maintenant, finies les remarques positives, il va falloir souffrir pour... Ouh là, je me laisse emporter. :ouch:
Pas assez de suspens ? On voit qu'ils ont tout lu à la suite sans devoir attendre après les gros cliffhangers que tu rédiges en fin de chapitre !
Pour le coup, je suis allé voir sur Wattpad, et dis donc, tu écris une pléthore de fics ! Les commentaires ont l'air positifs, en plus. Faudra aller lire ça.

Du coup, on attend la suite de cette fic Pokémonesque.

EDIT : Je viens de taper "Jack Frost" sur Google, et quel rapport avec la Reine des Neiges ? Enfin, à part la neige.
2011 : Pokémon classe et surpuissant, je vis renfermé au fond d'un château antique oublié et possède mon propre arc scénaristique post-game.
2018 : Faire évoluer Pyronille.

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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Evolimiqui » sam. 05 mai 2018, 15:18

Tu es allée loin dans le concours, dis donc ! :stupid:

Félicitations à toi, alors ! Dommage que tu n'aies pas gagné, mais ce n'est que partie remise. ;)

En fait, il fallait écrire un seul chapitre, ou un pour chaque "épreuve" ? J'ai du mal à visualiser... :ouch:

PS : Désolé, mais je n'ai toujours pas lu ta fic', il va falloir je m'y mette très vite...
Déjà un an d'activité et d'inondation sur le forum.

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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Shinigami » sam. 05 mai 2018, 15:24

Bravo à toi aurore. Je savais pas qu'il y avait un concours sur wattpad pourtant je connaissais ce site depuis longtemps et j'y suis inscrite :/. De toute façon les jury ne sont pas prêt pour une fanfiction avec des pokémon ils ne sont pas assez ouvert à cela.
En tout cas encore bravo👍👍👍👍👍
Alors ? Vous ne voyez rien n'est-ce pas ? Et pourtant là je suis shiny ! Incroyable non ?

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Aurore_2021
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Aurore_2021 » sam. 05 mai 2018, 15:50

@Vaporeon Voilà, c’est ça, le rapport. La neige. C’est une histoire d’amour entre les deux, en fait. Ça a dû jouer puisqu’il ne faut pas connaître pour comprendre. L’intrigue a aussi été jugée et vu qu’elle vient d’être lancée... je reconnais qu’elle arrive vachement tard et que les choses ont été longues à se débloquer xD
Et oui, j’ai plein d’autres trucs, c’est pour ça que je suis plus longue, parce qu’il faut que j’écrive un peu partout ^^

@Evolimiqui, en fait, c’était des critères, si tu veux, un par épreuve, ils jugeaient toute l’histoire et éliminaient ceux où c'était pas assez bien. Par exemple, pour l’orthographe, les douzes juges lisaient toute l’histoire, et éliminaient quand c’était pas assez bien. Au lieu de mettre « une note globale », c’était éliminatoire.

@Shinigami Les juges ne connaissent pas ou pas suffisamment, donc avec toutes mes expressions et tout, ils ont eu du mal :/ tant pis ^^ et puis des concours, c’est des non-officiels, mais il y en a plein plein plein xD

Et merciiiiii tout le monde !

Bref, voilà la suite !
J’ai eu beau tourner dans tous les sens, c’est plus un chapitre de transition, mais j’ai pas eu le choix...
Chapitre 39
Chapitre 39 : Vacances sous le soleil d'Alola

Malheureusement, malgré mon obstination à fouiner dans les moindres recoins, à épier tous les faits et gestes, et à laisser mes oreilles traîner partout, mes investigations restent vaines.
Peut-être que je devrais rejeter la faute sur la petite blonde, qui ne cesse de me coller, mais même après ma petite crise de jalousie, lors de notre rencontre, je ne peux pas dire de mal de cette fille. Impossible. Durant les vacances, elle se révèle adorable, la douceur et la gentillesse incarnée. De plus, nous partageons également une passion commune : la lecture. Deux vrais petits Ratata de bibliothèque ! Et que font-ils lorsque les Chacripan, c’est-à-dire les deux Professeurs, sont occupés à reconstruire leur litière, pardon, le Laboratoire ? Je vous le donne en mille : ils bouquinent. Plus intéressée par les sciences, je permets à Lilie d’approfondir ses connaissances sur le sujet, tandis qu’elle m’initie aux rites de la poésie. Après des débuts compliqués, je pense pouvoir dire qu’une timide amitié est née ; j’assiste l’assistante, en quelque sorte. Bien que cette dernière garde sa part d’ombre et de secrets, comme le contenu de son sac. Chacune son jardin privé, après tout, j’évite aussi soigneusement de mentionner les prénoms de mes deux anciens acolytes.
« Anciens acolytes »... qu’est-ce que ça me perturbe de penser ces deux mots ! Comme s’ils étaient l’incarnation d’une histoire finie, et rangée au fond d’un tiroir. En effet, chaque mercredi matin, jour d’arrivée du vol d’hydravion en provenance de Kalos, je me tiens face à l’aéroport, les guettant parmi le flux de voyageurs. Et chaque mercredi, j’y reste jusqu’à midi, finissant, dépitée, par aller manger une Malasada, en compagnie de Coraya, qui tente tant bien que mal de me remonter le moral. Je rumine ma peine. Je leur en veux. Terriblement. Ils m’ont promis qu’ils viendraient. Il m’a promis. J’ai beau me répéter que c’est comme ça, qu’il faut du temps, et que nous avons à peine treize ans, mais ce sentiment de manque ne se contrôle pas ; il se subit.
D’un autre côté, ce n’est pas comme si Parrain me laisse m’ennuyer, et m’apitoyer sur mon sort, bien au contraire. Tout content de m’avoir retrouvée, et que mon départ soit repoussé, il m’entraîne dans tous un tas d’activités plus intéressantes les unes que les autres. D’abord, il m’encourage à commencer le Surf Démanta ; ainsi, nous passons plusieurs après-midis entières, à taquiner le vague, simplement lui, moi, et l’immensité de l’océan. Quant à Coraya, elle reste sur la plage, surveillant mon Œuf, qui malgré toutes mes attentions, ne semble pas décidé à éclore. Elle s’en donne tout de même à cœur joie, comme nous, à piailler des encouragements, ou à éclater de rire lorsque l’un d’entre nous – souvent moi – tombe à l’eau.
Je donne également un coup de main pour les travaux de reconstruction du Laboratoire. Parrain et Pimprenelle ont appelé exprès un de leurs amis, Molène, un ancien Capitaine spécialiste du Type Acier. Apparemment, je le connais, mais je devais être petite, car son visage caché par une paire de lunettes grises, et ses cheveux blonds emmêlés ne me disent absolument rien. Étant responsable d’un observatoire, il est assez calé sur le sujet de l’astronomie, et en travaillant, j’en profite pour étoffer ma culture générale. L’école, c’est fini pour moi, mais je compte encore sur mes expériences futures pour m’apprendre ce que je ne sais pas encore. Il n’est jamais trop tard !
Justement, ces travaux se démarquent bien pour leur longueur et leur difficulté. La maison est à moitié carbonisée, et mis à part le sous-sol, tout est au moins à rénover, sinon à reconstruire. Parrain préfère positiver et rigoler, car « il faut bien s’occuper », mais Pimprenelle ne le voit pas tout à fait du même œil. Plusieurs fois, ils passent près de la dispute, mais systématiquement, leur ami, Lilie ou moi – surtout moi – traînons dans les parages, et réussissons à calmer le jeu.
En deux mois, les travaux sont bouclés, la maison est de nouveau habitable, et nous déménageons, pour y retourner. Point positif.
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Même les vacances. Surtout les vacances. Point négatif.

***

« Bon, Liv’, il faudrait que l’on parle de ton Tour des Îles », commence Parrain, alors que nous dînons, un soir de fin du mois d’août.
Aussitôt, je me renfonce sur ma chaise, me raidis, et contemple mon assiette avec fascination. J’ai trop longtemps repoussé ce moment, je le sais, il faut bien qu’il arrive. Mais je n’en ai pas envie. J’ai retrouvé un rythme, mon équilibre, et sans mes deux amis pour m’accompagner, la motivation me manque.
Je lâche un soupir, alors qu’il reprend :
« Écoute, ma petite Liv’, on avait dit qu’on attendrait tes amis, mais...
— Ils ne sont pas venus, je sais...
— Je veux pas te brusquer, tu sais, relaaaaax, reprend-il doucement. Mais la saison des départs s’achève bientôt, et... »
Je déglutis bruyamment. Je sais ce que je veux. Ce que je veux, c’est partir en voyage, explorer ma région que je connais si mal, apprendre tout un tas de choses, et devenir plus savante qu’un dictionnaire ou que Créhelf lui-même, avec mes amis. Or, ils ne sont pas là, ils sont loin.
« Pense à toi, un peu », me souffle une petite voix dans ma tête.
Alors, je l’écoute et j’acquiesce, sans grande conviction. Tant pis pour Kaitlyn, tant pis pour Caleb. Peut-être que je les reverrai, peut-être pas. Ils ont constitué une magnifique partie de ma vie, mais il est également temps de tourner la page, après deux mois, et d’en écrire une nouvelle. Plus facile à dire qu’à faire...
« Ok ! Tranquiiiiiiille ! On a juste... deux détails à régler, avant. Tout d’abord...
— Les règles du Tour des Îles sont un peu particulières, cette année, explique Pimprenelle. Il s’effectuera par binôme, en quelque sorte.
— C’est-à-dire ?
— Deux Pokémon Dominants par Épreuve ! Deux Dresseurs, quatre Pokémon, et deux fois plus de baston ! Les Doyens ont pensé que ça serait une bonne idée de developer l’esprit d’équipe des Dresseurs, surtout par les temps qui courent...
— Mais, je fais comment ? l’interromps-je. J’ai personne, et...
— Pas de panique, à proximité des zones d’Épreuves, les Capitaines installeront un petit espace bivouac, comme un hôtel, pour constituer les équipes, si besoin. Tout a été aménagé, me rassure-t-elle.
— Tranquiiiiiiiille, tu vois ! Pas la peine de s’inquiéter !
— Et pour les Grandes Épreuves ? Vu qu’on affronte plus un Pokémon, mais un Doyen...
— Même principe, un bivouac, et un duo de challengers. Le Doyen sera accompagné d’un de ses Capitaines, rien de plus simple !
— Bon, d’accord, accepté-je, un peu déçue de ne pas pouvoir tester tout ça en compagnie de Caleb. Et, le deuxième détail ? »
Le visage du Professeur s’illumine d’un immense sourire, alors qu’il demande à Lilie d’aller chercher « l’occupant et son réceptacle ». Celle-ci opine du chef, avant de se lever, de se diriger vers le sous-sol, et de revenir quelques minutes plus tard, une Poké-Ball dans une main, et un étrange objet rouge de forme carrée dans l’autre.
« Qu’est-ce que c’est ? demandé-je aussitôt.
— Attends deux secondes, relaaaax ! Alors, tu sais bien que les Dresseurs peuvent capturer d’autres Pokémon, pour agrandir leur équipe, tu me suis ?
— Pour l’instant, oui.
— Nous, les Professeurs, avons donc mis au point un objet appelé Poké-Dex, pour pouvoir enregistrer des données, et recueillir des infos sur eux. Ça aide pour nos recherches, en fait. Je t’ai toujours avec moi ? »
Je dodeline la tête, mes yeux verts sans doute remplis d’étoiles. Je me pince, mais non, après examen, c’est officiel, je ne rêve pas.
« Sauf que, comme à Alola, on aime bien se démarquer, j’ai décidé de ne pas faire dans la dentelle. Mon Poké-Dex est un peu particulier. Lilie, tu veux bien ?
— Tout de suite. »
Elle lance la capsule en l’air d’une main peu assurée, et en jaillit un petit Pokémon orange, aux allures de fantôme électrique. Je crois déjà comprendre où Parrain veut en venir.
« Un Motisma, soufflé-je.
— Bien vu ! Il a notamment la possibilité très spéciale de pouvoir se glisser à l’intérieur des objets électroniques ! Les cas les plus connus sont ceux de machine à laver, tondeuse, ou micro-ondes, et pourquoi pas Poké-Dex ? Un assistant parlant, ça serait pas génial ! Voyons ce que ça donne, cette histoire... » marmonne-t-il.
D’un signe de tête, il ordonne au Spectre d’entrer à l’intérieur de la machine, et celui-ci s’exécute dans le quart de seconde. Aussitôt, c’est comme si elle prenait vie, de grands yeux bleus apparaissant en haut de l’écran, et de petits bras poussant au-dessus. J’éclate de rire. On dirait une naissance, c’est adorable, mais à la fois si drôle. Aussitôt, il fronce les sourcils, comme si j’avais dit ou fait quelque chose de mal.
« Hé, oh, on se moque pas ! C’est pas gentil !
— Tu... tu parles ?
— Oui, je chante, et je danse aussi ! s’égosille Motisma, en joignant le geste à la parole. À qui ai-je l’honneur ?
— À Olivia, répond Parrain à ma place. C’est elle qui va s’occuper de toi, maintenant. Demain, vous partez en voyage !
— J’ai pas signé pour ça ! Elle m’a insulté !
— C’est même pas vrai !
— Si !
— Non !
— Si !
— Non !
— Stoooop, on se calme ! nous interrompt le Professeur. Motisman, calme-toi ; Olivia, présente tes excuses !
— Mais j’ai rien fait ! protesté-je.
— Je suis calme !
— J’ai dit...
— Pardon, je voulais pas te vexer. Je suis désolée.
— Pareil, excuse-moi », avoue la machine, toute penaude.
Elle fait mine de me serrer dans ses bras, et à l’instant où son bras effleure le mien, je sens comme un choc électrique me hérisser les poils.
« Hé ! C’est pas juste !
— Hi hi, c’était juste une blague ! claironne-t-il.
— J’espère que tu seras plus gentil demain...
— C’est le premier contact, me sourit Pimprenelle.
— Ça viendra », ajoute Lilie.
Le reste de la soirée se déroule dans la joie et la bonne humeur, entre les blagues de Motisman et de son créateur, bien qu’une partie de moi demeure triste de quitter la maison, et de tirer un trait sur le voyage entre amis. À l’instar de Parrain, je tente cependant de positiver en songeant au magnifique périple qui m’attend !
Environ une heure après la tombée de la nuit, c’est la tête remplie de rêves d’aventure que je sombre dans le sommeil.
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
Tour de Îles.
Sinon, je sais exactement ce qu’il se passe dans le prochain chapitre, du coup, je veux pas donner de date, mais d’ici... 2 semaines maximum !

Suite :
Chapitre 40 : Nouveau départ
Dernière édition par Aurore_2021 le ven. 11 mai 2018, 22:16, édité 1 fois.
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Starr » sam. 05 mai 2018, 16:27

@Vaporeon Il n'y a aucun rapport en dehors de la neige en effet. Mais Jelsa est un ship plutôt populaire pour ce que j'en sache...

Sinon, un grand bravo à toi, Aurore!
Les fanfictions sur Pokémon sont loin d'être aussi populaires que celles sur Harry Potter par exemple, alors tu as vraiment de quoi être fière d'être arrivée aussi loin! :)
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Vaporeon » sam. 05 mai 2018, 18:03

Je sens que je vais apprécier ce Motisma-Dex ! Heureusement qu'il n'a pas le même caractère que dans les jeux ^^

Sinon, Victor Hugo à la fin, bien vu !
2011 : Pokémon classe et surpuissant, je vis renfermé au fond d'un château antique oublié et possède mon propre arc scénaristique post-game.
2018 : Faire évoluer Pyronille.

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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Aurore_2021 » ven. 11 mai 2018, 22:12

Et voilà la suite, comme prévu !
Je me suis un peu lâchée, surtout sur les répliques de Motisma ! J’espère que ça va vous plaire !

Chapitre 40 :
Chapitre 40 : Nouveau départ

Je n’ai pas dormi. C’est un fait. Étant donné que je pars dans une petite heure, c’est problématique.
Je m’étire péniblement, me frotte les yeux, et me décide enfin à sortir de ma couette. Motisma se réveille en même temps que moi, ses yeux bleus grands ouverts, avant de me hurler dessus :
« Réveil, réveil, Moti-réveil ! Il faut se lever !
— Oui, je sais, merci, fais-je en bâillant à m’en décrocher la mâchoire. Qu’est-ce que je suis en train de faire, là, à ton avis ?
— Tu vas pas assez vite. On part bientôt, dépêche-toi !
— Euh, déjà, on se calme ! Tu crois quand même pas que tu vas rester avec moi h vingt-quatre ? »
Comme pour appuyer mes dires, Coraya bondit hors de sa panière en piaillant de protestation, tandis que le Pokémon Électrique me fixe avec une sincérité désarmante.
« Si, répond-il.
— Et bah, tu risques d’être déçu, c’est Coraya, qui squatte sur ma tête. Pas toi, Motisma. »
Ce dernier, l’air vexé, ne répond rien et se contente de monter au rez-de-chaussée, pendant que je me prépare.
Je revérifie une ultime fois mon Sac : Potions, Poké-Balls, vêtements de rechange, sans oublier ma Carte, sur laquelle j’ai téléchargé le plan d’Alola. Puis, je m’habille : T-shirt, short, baskets et sweat de Parrain autour de la taille, exactement comme d’habitude. Je termine ma préparation par attacher mes cheveux en queue-de-Ponyta – pour une fois –, et m’apprête à rejoindre tout le monde, lorsque mon reflet, dans le miroir, accroche mon regard.
Mes yeux verts luisent de détermination et d’enthousiasme ; tout mon équipement révèle mon statut de Dresseuse débutante, prête à en découdre. Je m’en rends compte soudainement, comme une claque.
J’ai grandi, depuis mon premier départ, et ma scolarité à Kalos. Assurément. J’ai gagné en maturité. Maintenant âgée de treize ans, je suis convaincue que durant ce nouveau voyage m’apprendra bien d’autres choses. Exactement comme l’autre moi, à travers la glace, je suis déterminée. Prête. Que l’aventure commence !

***

« Et n’oublie pas, amuse-toi, c’est le plus important ! me répète Parrain, alors que ma main se pose sur la poignée de la porte.
— Oui, ne t’inquiète pas, tout se passera bien pour moi !
— J’en suis sûr, si quoi que ce soit...
— Je t’appelle, je sais, le coupé-je en souriant. Mais je vois pas pourquoi... »
Ma voix se brise, tout à coup. J’ai failli dire une bêtise ; je vois plus ou moins ce qui pourrait m’arriver. Durant l’été, la Team Skull n’a pas cessé de sévir ; son activité s’est étendue aux infrastructures du Tour des Îles, pour voler les Pokémon Dominants. Bien que la police mène l’enquête, la plus grande prudence est recommandée.
« Je sais me défendre, assuré-je. En ce qui concerne les combats, j’ai eu les meilleurs professeurs possibles ! »
En guise de réponse, Parrain me sourit tristement, et me sert dans ses bras, pour me dire au revoir. Ce n’est peut-être qu’une impression, mais il semble moins préoccupé que l’année dernière ; sûrement car je ne pars pas à des milliers de kilomètres, et qu’il sera toujours près en cas de pépin. Sûrement aussi car il sait que je repasserai par la maison avant ou après la Grande Épreuve qui m’opposera au Doyen de Mele-Mele.
« Je te le dis une dernière fois, tu es sûre de ne pas vouloir attendre la prochaine saison des départs ? C’est une possibilité...
— Non, j’y vais aujourd’hui. Je les ai attendus deux mois, je vois pas pourquoi ils reviendraient subitement... Je veux pas attendre, je suis prête !
— Ok, relaaaaaax ! C’est toi qui vois, Liv’ ! Je suis aussi passé par le Tour des Îles, avant de débuter ma carrière de Professeur, tu vas voir, c’est l’éclate totale ! »
J’acquiesce en souriant, avant de me détacher de lui.
« Passe le bonjour à Pimprenelle pour moi ! » terminé-je.
En effet, cette dernière a dû repartir précipitamment ce matin ; un phénomène étrange au-dessus de Poni a requis toute son attention. Même si ses assistants ont pu s’en occuper et l’analyser, elle a absolument tenu à voir les résultats de ses propres yeux. Un jour, j’aimerai bien être aussi passionnée...
« Salue aussi Lilie, elle est partie tôt ce matin, pour faire des courses, me demande-t-il.
— Ça marche ! »
Mon cœur tambourine dans ma poitrine, je l’entends presque battre dans mes oreilles, et je me retiens de sourire et d’éclater de rire. En moi, tourbillonnent et se livrent bataille, la joie, l’excitation, l’angoisse, et tant d’autres émotions qui menacent de me submerger.
J’ouvre la porte. En mettant le pied dehors, c’est comme si je ressentais pour la première fois l’air du large. Comme si je sentais pour la première fois le soleil caresser ma peau. Comme si je découvrais la Route 1 pour la première fois. Car maintenant, je ressens tout sous un nouvel angle. L’angle du Tour des Îles, du voyage, de l’aventure, de la découverte. En atteste l’Amulette accrochée à mon sac.
Je salue une dernière fois Parrain, mon Parrain, observe une dernière fois le Laboratoire, ma maison, respire une dernière fois un coup, un gros coup. Avant de m’élancer d’un pas guilleret, Coraya sur ma tête, l’Œuf dans mes bras, et Motisman bien au chaud dans mon Sac – Arceus merci –, en direction d’Ekaeka.

***

« J’ai l’impression que tu m’en veux.
— Oh non », soupiré-je.
En plein milieu de l’avenue principale d’Ekaeka, bordée de la mer d’un côté et d’immeubles de l’autre, Motisman jaillit soudain de mon Sac et flotte juste devant mon nez. Ses yeux bleus me transmettent son énervement, et semblent même lancer des éclairs. Aussitôt, Coraya couine, en guise de protestation, alors que je tape du pied nerveusement. Je n’aurais jamais imaginé qu’un Pokémon – certes intégré dans un objet, et pouvant donc parler – puisse avoir un tel caractère. Une sorte de Kaitlyn bis. Sans le cousin prénommé Caleb.
« Si, tu m’en veux. Qu’est-ce que je t’ai fait ?
— Mais rien ! Tu dois juste rester dans mon Sac, Motisma !
— Non. »
Je soupire, déçue de ne pas pouvoir le forcer à retourner à l’intérieur, ayant l’Œuf dans mes bras.
« Quoi, non ?
— Je m’appelle pas Motisma, lâche ce dernier, avec sa naïveté si particulière.
— Ah bon ? m’étonné-je en souriant. Et je dois t’appeler comment, alors ? Maurice, peut-être ? »
Je reprends ma marche rapidement ; je voudrais dépasser la ville le plus vite possible, l’ayant déjà vue des centaines de fois. Seulement, c’est sans compter le Pokédex animé qui continue de jouer avec mes nerfs.
« Oh oui ! C’est trop mignon ! Maintenant, je m’appelle Maurice ! Merci Olivia !
— Je t’en prie, marmonné-je.
— C’est pas la politesse qui t’étouffe, constate-t-il.
— Si ça continue, c’est moi qui vais t’étouffer.
— Je te permets pas !
— Moi non plus ! Retourne dans mon Sac !
— Coraaa ! Coraaa ! »
Coraya nous interrompt, en descendant de son promontoire, et piaille à s’en briser les cordes vocales. D’un geste de ses excroissances, elle désigne le couffin fermé, dans mes bras, à l’intérieur duquel l’Œuf s’agite étrangement. Il remue, se cogne contre les parois de verre, et produit une douce lumière.
« Qu’est-ce qu’il se passe ?
— Ton truc est en train d’éclore, espèce de Baie Nanab flambée !
— Hé, tu es censé m’assister, et pas me renfoncer à chaque fois ! m’énervé-je.
— En attendant, si j’étais toi, je l’emmènerais au centre Pokémon. Sauf si tu comptes en faire une omelette... »
Je grogne, et le fait qu’il ait raison m’exaspère encore plus. Néanmoins, je l’écoute et commence à courir en direction du bâtiment orange, au bout de l’avenue.
Qui aurait cru que Parrain puisse créer un objet si agaçant ? Soit le Pokédex rend fou tous les Motisma, soit c’est ce spécimen qui est carrément exécrable. Ou alors c’est moi, qui, excitée comme un Statitik, perds totalement patience. Quoi qu’il en soit, je ne vais avoir d’autres choix que d’accepter cette petite bestiole, avec son mauvais caractère ; dans le cas contraire, ce voyage sera un enfer.
Comme toujours, courir a tendance à m’aérer l’esprit, alors je me rassure en pensant que le tempérament électrique de Maurice ne pourra qu’amener du positif, comme de nombreuses surprises et fous rires ; toujours voir le bon côté des choses !
« Allez, accélère, je savais pas que tu appréciais la tartiflette ! » lance ce dernier.
Je ne relève pas, et vire tout d’un coup à gauche, les portes du Centre s’ouvrant de façon automatique devant moi.
Aussitôt, une fois à l’intérieur, je me précipite au comptoir de l’infirmière Joëlle, y pose l’Œuf, et explique :
« Bonjour infirmière, j’étais dans la rue, il s’est mis à remuer et à scintiller et, et...
— Il est en train d’éclore », me coupe Maurice.
Je lui lance un Fatal Foudre visuel, alors que la jeune femme sourit doucement.
« Ce n’est pas la peine de t’inquièter pour si peu, c’est tout à fait normal ! Ton compagnon a raison.
— D’accord, soupiré-je. Qu’est-ce que je suis censée faire, alors ?
— Attendre patiemment, rien de plus simple. Les complications surviennent rarement, mais si tu n’es pas rassurée, assis-toi au café, ainsi, je resterai à proximité, si besoin. »
Je hoche la tête et la remercie encore une fois, après quoi j’écoute ses recommandations, et m’installe au petit bar, à gauche de l’accueil.
Tous les Centres Pokémon de la région sont agencés de la même manière : un stand « boutique », celui de l’infirmière, et un espace détente pour les Dresseurs.
J’ai à peine le temps de souffler quelques secondes, que Maurice recommence à me hurler dessus, sous le regard courroucé de Coraya :
« Hé, Olivia ! Tu devrais ouvrir ! »
Je pivote la tête vers le couffin pour constater que l’Œuf remue et brille plus que jamais auparavant. Je parviens tout juste à soulever la cloche de verre, avant qu’une forte lumière ne m’oblige à détourner les yeux. Lorsqu’ils se posent à nouveau sur cet objet, c’est un mignon petit Pokémon bleu à écailles qu’ils rencontrent ! Ce dernier secoue la tête, avec vivacité, et commence à mordiller la table, laissant découvrir son ventre rouge.
Aussitôt, le Pokédex s’allume, et déclame :
« Griknot, le Pokémon Terrequin, de type Dragon et Sol. Il attend le passage d'une proie pour bondir hors de son trou et la croquer. Dans son élan, il se casse parfois les dents.
— Not not ! » renchérit l’intéressé.
Timidement, je tends la main vers son aileron, sur son dos, et commence à le caresser. Content, il se laisse faire, et me donne même des coups de museaux amicaux.
Je me sens sourire niaisement, mais je ne peux rien faire, et cède au charme du bébé ; il me mordille doucement les doigts.
« Et si tu lui donnais un surnom ? suggère la machine animée.
— Pour une fois, c’est une bonne idée !
— Cora, corayon ! » valide ma partenaire.
Je fixe le nouveau-né, qui me dévisage de ses grands yeux noirs, tout en réfléchissant. Un film que j’ai vu l’année dernière me revient à l’esprit, le nom du personnage principal également ; dans mes souvenirs, il était question d’animaux fantastiques, mais je n’en suis plus certaine. Alors, je propose :
« Pourquoi pas Norbert ? »
Griknot remue ses pattes avant, comme pour valider, alors que Coraya émet un cri de contentement. Même Maurice a l’air content.
« Très bien, va pour Norbert alors ! Sur ce, bienvenue dans la famille ! »
Pour joindre le geste à la parole, je cogne une Poké Ball contre sa tête ; la capsule rouge s’immobilise peu ensuite.
Un sourire se dessine sur mon visage, et je m’apprête à quitter les lieux, ravie que tout se soit déroulé sans accroc, lorsqu’une silhouette bien connue pénètre dans le bâtiment. Ses cheveux blonds sont cachés par son chapeau blanc ; d’une main, elle tient son sac comme s’il s’agissait de la huitième merveille du monde, et de l’autre, un téléphone.
« Lilie ? Qu’est-ce que tu fais là ? » m’étonné-je en m’approchant.
Aussitôt, elle me remarque, termine sa conversation précipitamment avant de fourrer l’appareil dans une poche.
« Rien... rien du tout. Et toi ? Tu es partie, finalement ?
— Oui, comme prévu ! Je m‘étais arrêtée, vu que l’Œuf a éclos. »
Son visage s’illumine, elle enchaîne :
« Oh ! Et quel Pokémon était-ce ?
— Un Griknot ! Au fait, tant que j’y pense, Parrain te passe le bonjour. »
Elle écarquille les yeux, comme si elle se souvenait de quelque chose d’important, avant de déclarer à toute vitesse :
« Oh ! Navrée Olivia mais j’ai oublié de faire quelque chose, j’y vais de suite ! Prends soin de toi et bon voyage ! »
Lilie réajuste son couvre-chef, avant de quitter les lieux en coiffant. Je la salue d’un geste de la main, un peu décontenancée par son attitude étrange ; je suppose que ça doit être un de ces jours où l’on pète les Chrysapile.
Je sors à mon tour du bâtiment en sautillant, enthousiaste pour mon nouvel ami, et impatiente de découvrir la Route 2. J’emprunte la première à droite, et, comme d’habitude, oublie de faire attention où je vais. Et percute quelqu’un. Forcément.
Par contre, je suis pas encore totalement décidée sur la suite des événements, du coup, peut-être trois semaines d’attente, je sais pas trop ^^
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Re: [FanFic] : 4 Dresseurs, 4 rêves

Message par Shinigami » lun. 14 mai 2018, 18:21

Bon va comme d'habitude super chapitre^^
Alors ? Vous ne voyez rien n'est-ce pas ? Et pourtant là je suis shiny ! Incroyable non ?

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